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L'Usine de l'Energie

Sem-Rev, un carré de mer pour tester les énergies marines

Marine Protais , , , ,

Publié le , mis à jour le 26/08/2015 À 16H16

Le premier site français d'essai en mer pour les énergies marines renouvelables (EMR) vient d'être inauguré. Cette zone située au Croisic (Loire-Atlantique) à proximité du port de Saint-Nazaire, confirme l'émergence d'une nouvelle filière industrielle en France.

Un kilomètre carré de mer interdit à la navigation à 20 kilomètres des côtes du Croisic (Loire-Atlantique). Sem-Rev offre un nouveau terrain d'expérimentation aux industriels des énergies marines renouvelables. Ce projet de l'Ecole centrale de Nantes et du CNRS a été inauguré mardi 25 août. Lancé en 2007, il était destiné à la récupération de l'énergie des vagues. Il a depuis élargi son champ d'application et a obtenu en 2014 les autorisations pour accueillir des éoliennes flottantes.

  La pose du Hub de raccordement de Sem-Rev qui reliera les prototypes au réseau électrique français

Premier site en France

Il existe déjà six sites d'expérimentation dans le monde dont trois en Europe (en Ecosse et en Allemagne). Sem-Rev est le premier en France. Il symbolise l'émergence d'une nouvelle filière industrielle autour des énergies marines. Le site se situe à 100 kilomètres du port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) où sont implantés Alstom, STX et les PME du groupement Neopolia.

La préfecture de Loire-Atlantique estime que 1 200 emplois directs seront créés grâce au développement de ce nouveau secteur. Il faut y ajouter 2 000 emplois dans la sous-traitance et 1 000 postes de chercheur. Sur le site du Croisic, une équipe opérationnelle de 10 ingénieurs est mobilisée.

Les éoliennes flottantes d'Idéol testées en 2016

Idéol, une start-up basée à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), sera le premier industriel à essayer le site Sem-Rev. Floatgen, son prototype d'éolienne flottante de 2MGW, y sera testé à l'été 2016. Pour Paul de la Guérivière, son PDG, "c'est le commencement concret d'Idéol, nous allons pouvoir faire des tests grandeur nature durant les trois prochaines années et montrer les prototypes à nos potentiels acheteurs". L'entreprise de 50 salariés n'a pas attendu le site du Croisic pour séduire le Japon grâce à ses prix deux fois inférieurs aux grands industriels. Elle a signé un contrat avec la société Hitachi Sozen pour la livraison de deux démonstrateurs d'éoliennes flottantes d'ici 2017.

                                                          Les éoliennes flottantes d'Idéol

"Nous avons une dizaine de projets en négociation avec des industriels", se félicite Christian Bérault, le directeur du site d'essai du Croisic. Parmi eux, la plateforme autonome de Geps-Techno, une start-up basée à Saint-Nazaire. Cette structure flottante combinant quatre sources d'énergie (éolienne, solaire, hydrolienne et houlomotrice) sera à flot en 2017. La base au large du Croisic peut accueillir jusqu'à trois dispositifs en simultané grâce à un hub de raccordement sous-marin, une multiprise géante avec trois connexions indépendantes. Ce Hub est ensuite relié au réseau électrique français par un câble de 25 kilomètres enfoui à 1,5 mètre de profondeur. Il a été conçu sur mesure par l'entreprise francilienne Silec Cable.

                                                  Le chantier de Sem-Rev en vidéo

 

Une évolution du site est déjà prévue

L'Etat, la région Pays de la Loire et le département Loire-Atlantique ont investi 17 millions d'euros dans le projet Sem-Rev. Une évolution du site est déjà prévue. "Nous prévoyons de réinjecter 25 millions d'euros pour tester des éoliennes de grandes dimensions, jusqu'à 10 MW, annonce Christophe Clergeau, vice-président de la région Pays de la Loire. Cela fait suite à la demande de grands industriels du secteur comme Alstom et STX qui souhaitent pouvoir tester leur technologie en France." D'ici le lancement de ce Sem-Rev 2, les prototypes d'éoliennes qui seront testés en 2016 auront livrés leurs premiers résultats.

 

Marine Protais
 

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