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L'Usine de l'Energie

Selon Ségolène Royal, le projet Cigeo de stockage des déchets nucléaires coûtera 25 milliards d'euros

Ludovic Dupin

Publié le

Le ministère de l’Ecologie a tranché sur le coût du projet Cigeo de stockage des déchets les plus radioactifs. Le montant étant réévalué à la hausse, EDF et Areva devront passer des provisions importantes sur les résultats de 2015.


Laboratoire Andra à Bure. Déchets nucléaires - Crédits Pascal Guittet 

Dans un arrêté du 15 janvier, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, a tranché sur le coût du projet Cigeo qui consiste à enfouir les déchets nucléaires de haute activité dans une couche d’argile à 500 mètres de profondeur.

"Ce coût objectif est fixé à 25 milliards d'euros aux conditions économiques du 31 décembre 2011, année du démarrage des travaux d'évaluation des coûts", indique le texte officiel. Ce montant sera revu "en fonction de l'évolution du projet et des avis de l'Autorité de sûreté nucléaire".

Une estimation délicate

Avec cette somme de 25 milliards d’euros, la ministre a choisi un coût médian entre deux estimations du projet. D’un côté, celle de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), qui a remis un rapport chiffrant ce projet à 32,8 milliards d’euros tout en précisant que des avancées technologiques pouvaient le réduire de 30%. De l’autre, celle des producteurs de déchets (EDF, Areva et le CEA), plus optimistes, qui considèrent que le coût du projet pourrait "se limiter" à 20 milliards d’euros en prenant en compte les améliorations techniques imaginées ces dernières années.

Cet exercice de chiffrage du coût de ce sarcophage nucléaire est complexe car il doit prendre en compte l’ensemble de la durée de vie du site, à savoir 140 ans. "Cette durée correspond à une phase de conception et de construction des premiers ouvrages (10 ans), une phase pilote (10 ans), une phase d'exploitation et de développement progressif du stockage (110 ans) et une phase de fermeture (10 ans)", précise l’arrêté du 15 janvier. Sur cette période, il faut tenir compte des coûts de construction, de maintenance, mais aussi du coût du travail ou encore des impôts.

Impacts sur EDF et Areva

Toutes ces sommes doivent être provisionnées à l’avance par les producteurs de déchets. Aussi, EDF et Areva ont d’ores et déjà alerté sur l’impact de cette réévaluation du coût de Cigeo sur leurs comptes. L’électricien va passer une provision "de l’ordre de 800 millions d’euros (…) Cette augmentation des provisions aura un impact négatif sur le résultat net (…) de l’ordre de 500 millions d’euros", explique le groupe dans un communiqué. Pour Areva, qui devrait afficher des pertes encore pour 2015, ce nouveau devis entraînera une provision de 250 millions d’euros.

La construction de Cigeo devrait débuter en 2020 pour une mise en service industrielle en 2025.

Ludovic Dupin

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1 commentaire

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19/01/2016 - 19h19 -

25 milliards, une estimation moyenne, ce n´est qu´une goutte d´eau par rapport au coût réel du traitement des déchêts du nucléaire (qui restent mortels pendant des milliers d´années). Quand se met-ton au solaire, éolien,... et si nous n´avons plus de sous, faisons appel aux investisseurs des pays qui en ont (Allemagne, Chine,...) qui sont aussi fabricants d´éoliennes, de panneaux solaires,...
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