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Selon Mario Herranz, "Si Philippe Varin touche sa retraite, FO pourrait retirer sa signature à l'accord de compétitivité"

Frédéric Parisot , , , ,

Publié le

Entretien Force Ouvrière n’est pas convaincu que Philippe Varin puisse finalement renoncer à sa retraite chapeau. D’après Mario Herranz, secrétaire FO du site de Poissy, si le numéro un de PSA devait finalement toucher cette retraite, le syndicat pourrait dénoncer le contrat social signé en octobre dernier.

Selon Mario Herranz, Si Philippe Varin touche sa retraite, FO pourrait retirer sa signature à l'accord de compétitivité © CC - RudolfSimon

L'Usine Nouvelle - Philippe Varin souhaite renoncer à sa retraite supplémentaire. Etes-vous satisfait de cette annonce ?

Mario Herranz - Bien entendu, nous saluons cette décision de Philippe Varin de renoncer à cette retraite chapeau. Elle était selon nous inévitable, surtout au moment où l’Etat envisage d’entrer dans le capital de PSA Peugeot-Citroën. Il faut dire qu’en interne, l’annonce de cette retraite avait été vécue avec un véritable sentiment d’injustice. Pensez-donc : 21 millions pour moins de cinq années de service, alors qu’un ouvrier qui a passé 20 ans repart avec seulement six mois de salaire ! Selon nous, cet argent doit servir à redresser l’entreprise qui est aujourd’hui en grande difficulté.

Pensez-vous que cela soit possible ?

Nous ne sommes pas dupes, Philippe Varin a surtout voulu calmer les esprits, mais le sujet va revenir très bientôt sur la table. Au final, ce sera à l’assemblée du conseil de surveillance de décider de lui accorder ou non cette retraite, et sous quelle forme. Peut-être sous forme d’actions…  En tout cas il va falloir que le gouvernement légifère, car on voit bien que tout s’accélère et il faudra bien que nos dirigeants prennent position.

Que comptez-vous faire dans le cas où cette retraite lui serait finalement accordée ?

Si le conseil de surveillance maintient sa décision de lui accorder cette retraite, alors Force Ouvrière se réservera le droit de retirer sa signature du Nouveau Contrat Social, l’accord de compétitivité que nous avons conclu avec la direction en octobre dernier. Je rappelle que FO est majoritaire dans le pôle industriel du groupe. Et si d’autres syndicats dénoncent eux-aussi l’accord, les conséquences pourraient être désastreuses. Cela pourrait aller jusqu’à un blocage total des usines...

Propos recueillis par Frédéric Parisot

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