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Quotidien des Usines

Selni à Revin en état de cessation de paiements

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Publié le

Implantée à Revin (Ardennes), la Société Ardennaise Industrielle (ex-Electrolux) s'est déclarée le 21 décembre en situation de cessation de paiements. En attendant l'étude du dossier par le Tribunal de Compiègne, une période de chômage partiel va être mise en place pour 100 des 181 salariés de l'entreprise.

Selni à Revin en état de cessation de paiements
moteur selni
© Selni

Les entreprises citées

La Société Ardennaise Industrielle, entreprise créée à Revin (Ardennes) par le groupe nivernais Selni au départ d'Electrolux, traverse une situation économique très critique. Et les 181 salariés de cette entreprise n'ont pas été étonnés d'apprendre que leur Pdg, Philippe Vidal, avait déclaré l'état de cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Compiègne (Oise). Cette juridiction consulaire va désigner un administrateur judiciaire, chargé d'examiner le plan de continuation proposé dans les prochaines semaines par la SAI afin de redresser une situation financière fort délicate. En attendant, une centaine de salariés devrait être mis en chômage partiel dès le mois de janvier 2018 et un autre contingent moins important en février et mars.
 
Une chaîne de production défaillante
 
Lors des tractations ouvertes entre Electrolux et le repreneur des bâtiments, Selni, il avait été établi que le groupe suédois financerait une chaîne de production destinée à fabriquer des moteurs universels pour ses machines à laver. Ce qui garantissait à la Société Ardennaise Industrielle le lancement de son activité avec sept années de chiffre d'affaires via la production de 1,2 million de moteurs par an durant sept exercices.
 
Mais la chaîne de production entièrement financée par la multinationale s'est vite avérée défectueuse et défaillante au point de ne jamais répondre au cahier des charges fixées par Electrolux qui s'est plaint de la livraison de produits en mauvais état de fonctionnement et à une cadence de travail de surcroît trop faible. Du coup, la SAI n'a jamais été en mesure d'opérer sa transformation industrielle du site ardennais au point de se retrouver, aujourd'hui, dans l'impasse sans ne plus rien produire. Au grand dam de salariés oisifs.
 
Electrolux ayant refusé de mettre à nouveau la main à la poche comme l'espérait Philippe Vidal qui tablait sur une aide supplémentaire de 6 millions d'euros pour pouvoir remplir les objectifs initiaux, le contexte est devenu franchement dramatique. Par ailleurs, la seconde chaîne de production destinée à fabriquer des moteurs Brushless Direct Curent pour appareiller des volets roulants n'est toujours pas opérationnelle. L'inquiétude est donc de mise chez les représentants syndicaux qui d'une même voix craignent le pire : une fermeture prochaine de l'entreprise. Ils reprochent au repreneur, Selni de ne pas s'être donné tous les moyens humains et financiers alors que le groupe nivernais a bénéficié d'avantages fiscaux via le Bassin d'Emplois à Redynamiser et d'aides de l'Etat dans le domaine de la formation.
 
Pascal REMY

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