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L'Usine de l'Energie

Ségolène Royal remet en selle le chauffage électrique

Manuel Moragues , , ,

Publié le , mis à jour le 26/08/2015 À 17H49

L’annonce de Ségolène Royal  d’une prochaine distribution d’ampoules LED et de radiateurs électriques séduit les industriels. Bien au-delà des volumes concernés, il s’agit d’une promotion très appréciée de ces équipements électriques dans le cadre de la transition énergétique.

"Une annonce sans précédent." C’est ainsi que le Syndicat de l’éclairage a qualifié dans un communiqué, mercredi 26 août, l’annonce de Ségolène Royal. "J'ai demandé à EDF de mettre en place la distribution d'un million d'ampoules LED", a déclaré mardi 25 août sur France 2 la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, évoquant comme premiers bénéficiaires de cette mesure des "personnes à petite retraite". D’après le ministère, cité par l’AFP, une convention avec EDF devrait être conclue "dans les prochains jours", afin de pouvoir distribuer "100000 ampoules dès le mois d'octobre".

L’opération sera "financé(e) par les certificats d'économies d'énergie (CEE)", a précisé Ségolène Royal. Difficile pourtant d’imaginer que cette mesure soit neutre financièrement étant donné que les CEE ne couvrent qu’une part minoritaire du coût d’une LED. Quant aux industriels de l’éclairage, ils devront attendre un probable appel d’offres d’EDF pour, peut-être, réaliser des ventes. Qu’importe ! Pour eux, le plus important est la portée symbolique de cette annonce. Car même si le prix des LED a chuté en quelques années, les fabricants peinent encore à faire valoir les nombreux avantages de la lumière électronique face à l’investissement conséquent qu’elles demandent. "En faisant le choix de l’éclairage LED, Ségolène Royal entérine le fait que la LED est aujourd’hui une technologie de référence pour la transition énergétique et la croissance verte", s’est félicité le Syndicat de l’éclairage dans son communiqué.

Retour en grâce du chauffage électrique

C’est aussi l’aspect promotionnel de la seconde partie de l’annonce de Ségolène Royal qui intéressera le plus les industriels du chauffage électrique. "Nous allons lancer la même opération [qu’avec les LED, NDLR]  sur les vieux radiateurs électriques qui consomment énormément d'électricité […] Il y aura plusieurs dizaines de milliers de radiateurs qui seront offerts pour cet échange", a promis la ministre. Le dispositif reste à préciser – les industriels ont découvert la mesure hier - et l’équation économique s’annonce plus complexe que pour les LED mais, là encore, les fabricants de radiateurs pourront se féliciter que leurs produits reviennent en grâce dans le contexte de transition énergétique. Ils se plaignent depuis des années que la réglementation thermique des bâtiments (RT 2012) a "quasiment mis un coup d’arrêt à l’installation de chauffage électrique dans le neuf", rappelle Camille Beurdeley, déléguée générale du Gifam, l’Organisation fédératrice de l’industrie des appareils ménagers.

Si la RT Rénovation, en préparation, reprenait les critères et les modes de calculs de la RT 2012, "ce serait catastrophique pour la filière", prévient Camille Beurdeley. Dans ce contexte, poursuit la déléguée générale, "nous sommes très satisfaits de voir que les pouvoirs publics prennent conscience que nous avons des produits performants en matière d’économie d’énergie et de confort". Après avoir ménagé le nucléaire dans sa loi de transition énergétique, Ségolène Royal poursuit son oeuvre en soutenant la filière électrique face au gaz.

Manuel Moragues

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7 commentaires

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05/09/2015 - 15h17 -

Verdarié, vous avez tout faux.
En France les renouvelables n'apportent rien sur le plan environnemental, car nucléaire et hydraulique qui constituent la quasi totalité de notre mix n'émettent pas de GES.
En revanche ils coûtent nettement plus cher : en Allemagne, qui a démarré avant nous la construction de ces moyens de production, l'électricité est deux fois plus cher au kWh !!! Excusez du peu... et comme ces énergies sont intermittentes, nos voisins compensent avec du charbon et sont les plus gros pollueurs d'Europe.
Quant aux emplois qui "restent en France" : les panneaux photovoltaïques sont Chinois, et les composants des moteurs des éoliennes sont également importés ! Ce n'est pas le cas du nucléaire, renseignez-vous.
Je crois que cette ministre fait des émules à force de démagogie.
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05/09/2015 - 15h10 -

Je vous rejoins totalement.
On voit bien l'absence complète de culture technique de ce ministre, et ce n'est pas le seul ; peu d'entre eux sont passés par des formations scientifiques, et sur des sujets comme celui-ci et plus globalement celui de la Transition Énergétique, cela se sent.
Notamment la volonté de développer massivement l'électricité solaire et éolienne, au motif de limiter les rejets de CO2 : or, En France (contrairement à l'Allemagne) avec 90% d'électricité hydraulique et nucléaire, on n'en émet quasiment pas !!
Résultat : les consommateurs payent une taxe CSPE "à l'insu de leur plein gré" qui majore les factures EDF de 15%, sans aucun gain écologique !!
Quand l'idéologie guide davantage les décideurs que l'objectivité et la vérité scientifique, on conduit le pays à la récession. D'ailleurs on y est.
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29/08/2015 - 10h22 -

S"agissant d'une opération de distribution, croyez-vous vraiment que les radiateurs seront du dernier cri en matière de performance ? Non, il s'agira de la bonne vieille résistance électrique avec un thermostat, fabriqué en Chine à 5 € la pièce...
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27/08/2015 - 14h07 -

Pouvez-vous développer ? En quoi le chauffage électrique a un meilleur avenir avec les renouvelables? Le chauffage a certainement un avenir en particulier grace aux conversions thermiques solaires mais certainement pas en passant par le vecteur électricité.
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27/08/2015 - 12h49 -

Avec un programmeur de qualité et un détecteur de présence, c 'est 20 % d 'économie pour le chauffage électrique. Pour un plancher chauffant, c 'est 25 %, car sensation de chaleur immédiate par le bas, donc moins tendance à augmenter le chauffage
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26/08/2015 - 18h26 -

Cette fois c'est sûr, la thermique n'est pas au programme de l'ENA ! Comment un ministre peut raconter de telles inepties ? Certes les nouveaux convecteurs ont une régulation plus fine grace à leur régulation électronique remplaçant les vieux bilames. En conséquence on peu s'attendre à une moindre consommation (5% ?, 8% ?) engendrée par une hystérésis plus faible. Mais que l'on se rassure, une résistance de 1 kw chauffant 1 heure consomme toujours 1 kWh, quelque soit son age ! L'intérêt des "nouveaux convecteurs" , certainement le plus important, est de fonctionner à température plus basse, diminuant ainsi la convection au profit du rayonnement et améliorant la qualité de l'air par la diminution de la combustion des particules dans l'air. Mais ça c'est des notions de confort et de santé, pas de gain d'énergie!
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26/08/2015 - 18h21 -

Elle a raison de relancer le chauffage électrique qui à un meilleur avenir avec les renouvelables qu'avec le nucléaire. Se chauffer aux renouvelables c'est sans déchets,sans pollution et des emplois et de l'argent qui reste en France. Enfin il y a une ministre qui comprend ces choses.
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