Ségolène Royal, plus souple sur le gaz de schiste

Sans revenir sur la position du gouvernement, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, affiche un discours plus ouvert que ses prédécesseurs sur le gaz de schiste.

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Ségolène Royal, plus souple sur le gaz de schiste

Décidément, cela se confirme. L’arrivée au ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’Energie de Ségolène Royal signe une petite détente sur le sujet du gaz de schiste. Auditionnée ce mercredi 14 mai par les commissions du développement durable et des affaires économiques du Sénat, la ministre a longuement fait l’éloge des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de leurs importances pour l’économie française. Interrogée sur le gaz de schiste, elle affirme aussi: "Tant que les technologies n’auront pas évolué, tant qu’on aura à faire à la fracturation hydraulique, il n’y aura pas d’exploitation. Après si la technologie évolue, on verra".

Le temps de l'écoute et l'expertise

Ce n'est pas une première pour Ségolène Royal. Déjà, au lendemain de sa nomination au gouvernement Valls, elle invitait à réexaminer la politique de la France en précisant que c'est un dossier sur lequel il faut "prendre le temps de l'écoute et l'expertise ". Avec cette nouvelle déclaration au Sénat, la ministre fait échos aux positions de son collègue Arnaud Montebourg qui, alors ministre du Redressement productif, faisait un fort lobbying en faveur de technologies alternatives, en particulier la fracturation au propane. Mais surtout, elle fait un bond d’un an et demi en arrière. En novembre 2012, en pleine conférence de presse, le président de la République François Hollande lançait : "Tant qu'il n'y a pas de nouvelle technique, il n'y aura pas d'autorisation de permis d'exploration des gaz de schiste (...). Je prendrai mes responsabilités le moment venu (...). Je laisse les entreprises, les chercheurs travailler".

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Le droit à la recherche ?

La déclaration de la ministre n’est pas une révolution. Pas sûr que quiconque puisse s’engouffrer dans cette micro-brèche. En revanche, elle dénote de la position très fermée de ses deux prédécesseurs : Delphine Batho et Philippe Martin. Ces derniers ont poussé l’opposition au point de décourager tout programme de recherche sur le sujets des hydrocarbures de roches-mères dans les institutions publiques, y compris à l’Institut Français du Pétrole (IFPEN).

Là encore, Ségolène Royal explique qu’elle n’autorisera pas de fracturation en taille réelle. Pour ce qui est de la recherche en laboratoire, elle affirme "ne pas savoir ce qu’il s’y passe". Faut-il y voir une autorisation implicite ?

Ludovic Dupin

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