Ségolène Royal confirme que la centrale nucléaire de Fessenheim fermera en 2018

Ce matin, lors d'un déplacement à Strasbourg, La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a confirmé que la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) ne pourrait pas fermer d'ici la fin du quinquennat de François Hollande, comme il s'y était engagé. En effet le nouveau retard sur l’EPR de Flamanville (Manche) reporte d’autant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin).

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Fessenheim - Michel Gunther / afp

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Mise à jour le 8 septembre 2015 à 14h10 : La ministre Ségolène Royal, en déplacement à Strasbourg, a confirmé que la centrale nucléaire de Fessenheim ne pourrait pas fermer avant 2018, et la mise en service de l'EPR de Flamanville.

En 2012, lors de la première conférence environnementale, lancée par le président de la République François Hollande, ce dernier confirmait l’une de ses promesses électorales en s'engageant à ce que la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) soit fermée au plus tard le 31 décembre 2016. Les mois et années passant, cette échéance s’est lentement diluée pour devenir "une fermeture engagée à l’horizon de la fin du quinquennat". Mais c’était sans compter sur l’EPR de Flamanville, dont le retard va forcer la centrale de Fessenheim à jouer les prolongations.

Le réacteur en construction dans la Manche a pris du retard. Jeudi 3 septembre, dans une véritable opération "transparence", le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a annoncé que la mise en service de l’EPR n’interviendrait qu’au quatrième trimestre 2018, au lieu de 2017 comme prévu précédemment. Or, la loi de transition énergétique, adoptée au cœur de l’été, plafonne la puissance nucléaire française à son niveau actuel (63,2 GW). Autrement dit, EDF sera contraint de fermer des réacteurs seulement quand l’EPR produira ses premiers MWh. Donc fin 2018, voire début 2019, quand Flamanville sera raccordée au réseau.

Une annonce à l’été 2017

Interrogé sur les réacteurs qui seront fermés à ce moment-là, le patron d’EDF renvoie aux déclarations de l’exécutif : "Le gouvernement nous a fait savoir que le site qui semble préférable (à fermer) est, selon lui, le site de Fessenheim". Il précise cependant que pour compenser les 1650 MW de l’EPR, il faudra fermer deux réacteurs de 900 MW, soit exactement les installations du site alsacien.

Dans les faits, cependant, le dossier bougera avant. "La loi prévoit que 18 mois avant la mise en service (d’une nouvelle capacité nucléaire), l’exploitant indique les réacteurs qui seront fermés", rappelle Jean-Bernard Lévy. Ainsi, avec une mise en service fin 2018, nous devrions apprendre le nom des réacteurs à fermer au cours de l’été 2017… soit peu de temps après la fin du quinquennat. Dès lors, la promesse présidentielle sera partiellement tenue… A moins qu’une nouvelle majorité ne change la donne.

Ludovic Dupin

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