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L'Usine de l'Energie

Ségolène Royal au ministère de l'Ecologie : une femme d'influence pour une fonction instable

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Analyse Ségolène Royal devient la quatrième ministre de l’Ecologie du quinquennat de François Hollande. Une fonction dont l’instabilité devrait être compensée par le poids politique de l’ex-compagne du Président.

Ségolène Royal au ministère de l'Ecologie : une femme d'influence pour une fonction instable © @Ségolène Royal - Flickr C.C.

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Ségolène Royal rempile. Elle qui avait déjà occupé entre 1992 et 1993 la fonction de ministre de l’Environnement de Pierre Bérégovoy prend aujourd’hui la tête du ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Numéro deux du gouvernement, elle se démarque nettement de ses trois prédécesseurs à ce poste : Nicole Bricq, Delphine Batho et Philippe Martin. Contrairement à ces derniers, elle est un poids lourd politique, avec de forts soutiens au PS, ce qui la rend capable de tenir tête à n’importe quelle personne… En particulier à celui qui pourrait bien devenir son meilleur ennemi, Arnaud Montebourg, le nouveau ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique.

Son poids politique et médiatique doit être la preuve de l’importance donnée à la transition énergétique par le gouvernement. C’est en particulier un signal envoyé aux Verts, dont François Hollande peut difficilement se passer pour assurer sa majorité. Ces derniers ont pour leur part refusé ce ministère, une décision créant de fortes dissensions en interne. Du point de vue des idées, le ministère du boulevard Saint-Germain devrait s’inscrire dans la continuité, en ligne avec la volonté présidentielle. Ségolène Royal a toujours fait preuve d’une forte fibre verte qu’elle a mise en œuvre dans sa région, en favorisant le financement des projets d’efficacité énergétique et d’énergies vertes par exemple.

Fessenheim, l'efficacité énergétique : les défis à venir

De manière plus générale, elle est hostile au gaz de schiste et favorable à une sortie du nucléaire mais sur une longue période. Elle était plutôt opposée à l’écotaxe, qui allait, selon elle, soulever trop d’oppositions (les faits lui ont donné raison). Elle propose un accroissement de la fiscalité du diesel mais refuse une écologie punitive. Enfin, elle est clairement anti-OGM et a même soutenu José Bové sur le sujet…

L’ensemble de ces positions et son poids médiatique devraient assurer que la loi de programmation de transition écologique – principal dossier de la nouvelle ministre – sera bien présentée au parlement d’ici la fin 2014, en comportant des engagements forts sur la fermeture de Fessenheim, sur l’efficacité énergétique ou encore sur la diminution de la consommation d’hydrocarbures.

Vers un antagonisme fort

A coup sûr, de nouveaux couacs sont à venir. Malgré sa demande insistante, Arnaud Montebourg n’a pas réussi à obtenir le rapprochement de l’énergie et de l’industrie. La demande lui a été refusée, car cela aurait mis définitivement les Verts dans l’opposition. Pourtant, même si Arnaud Montebourg aura moins de temps pour défendre l’atome, les hydrocarbures non conventionnels ou le diesel, il n’abandonnera pas ces dossiers et affrontera les convictions de Ségolène Royal.

D’autant plus qu’il existe quelques "dossiers" dans le passé de ces deux politiques au verbe acerbe. Récemment, Arnaud Montebourg avait ouvertement lâché Ségolène Royal sur le dossier Heuliez, alors que cette dernière militait pour une aide de l’Etat. Plus ancien mais toujours vif, souvenons-nous qu’en 2007, lors de la campagne présidentielle, Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate socialiste, avait lancé : "Ségolène Royal n’a qu’un seul défaut, c’est son compagnon (NDR : François Hollande,alors)". Une saillie qui avait forcé Ségolène Royal à le suspendre de ses fonctions.

Ludovic Dupin

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