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Quotidien des Usines

Sefra prend le parti de la transparence : Alsace

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Enquête Investir en Algérie ? Une majorité d'industriels ont répondu oui, et ils se lancent. Malgré une situation politique et économique toujours instable, ils signent leur retour ou concrétisent une première implantation.

L'été s'éternise à Alger en cet automne. Mais le temps ne s'arrête pas pour autant. Au contraire. Au coeur de la capitale, le passé et le présent se côtoient et se retrouvent. Dans le quartier huppé de la résidence de l'ambassadeur de France, à l'heure où le soleil tutoie le zénith, un chamelier en djellaba blanche, accompagné d'un jeune dromadaire, s'accoude à la fenêtre d'une Audi TT noire. La discussion s'engage. Sourires sur les lèvres. L'image rassure dans un pays durement frappé par le terrorisme. Elle traduit aussi la mutation rapide d'une Algérie qui quitte à marche forcée le dirigisme socialiste. " Cela fait trois ans que le pays s'est engagé dans un vaste processus de réformes structurelles destinées à mettre l'économie nationale au niveau de fonctionnement d'une économie de marché libre, ouverte et compétitive, lançait le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l'attention d'une centaine de chefs d'entreprise français emmenés de ce côté de la Méditerranée par le Medef, en octobre. Nous avons pris bonne note de la volonté des entreprises françaises de venir en Algérie. Nous vous attendons. " Message reçu cinq sur cinq à Clermont-Ferrand. Michelin Algérie est lancé depuis le 12 août. Ou plutôt relancé. Objectif : remettre en route l'usine de production de pneumatiques pour poids lourds stoppée en 1993. Installé dans la banlieue d'Alger, l'outil industriel de Michelin a été maintenu en vie par des équipes de maintenance dans l'espoir de relancer un jour la production. Le moment est proche. Sur la façade de l'usine, Bibendum retrouvera bientôt le sourire. Comme les 500 personnes qui seront embauchées. " Depuis deux ans, les entreprises françaises, grandes ou petites, montrent un intérêt soutenu pour ce pays ", observe Yves-Thibault de Silguy, président du comité Algérie de Medef international et directeur général de Suez. Les temps ont bien changé depuis leur départ brusque et massif, entre 1992 et 1994, au moment le plus sombre du terrorisme. Avec les banques et les assurances dans leur sillage, elles effectuent le trajet inverse. En nombre. Et dans un bel enthousiasme.

Un marché exceptionnel

" L'Algérie est un marché extraordinaire. C'est le moment d'y aller. Demain, il sera trop tard ", prédit Gil Martignac, directeur des affaires publiques du groupe Castel dans le négoce des boissons. " Le marché des biens de consommation est en devenir. Il y a une demande forte pour des produits diversifiés ", confirme Michel Katlama, directeur général de Henkel Enad Algérie, filiale de Henkel France. " Je suis très optimiste, s'enflamme Patrick Mélières, P-DG des Laboratoires Elaiapharm ; le marché du médicament est énorme. " " La question n'est plus de savoir s'il faut y aller, mais comment y aller ", tranche Eric de Poncins, directeur export des Fromageries Bel. Le groupe a choisi : depuis août, il fait ses premiers pas industriels sur le sol algérien après le rachat de son importateur local, transformé en producteur de Vache qui rit. Le but ? Contourner les droits de douanes qui avaient fini par fermer les portes à un produit aussi populaire qu'en France. " Nous voulons récupérer 50 % du marché en trois ans ", déclare-t-il. L'engouement est général. Et certains sont déjà bien avancés. Revenu en 1998, Renault a ouvert, en mars, son centre livreur dans la banlieue ouest d'Alger pour stocker jusqu'à 2 000 véhicules importés depuis ses unités de France, de Turquie et d'Espagne. Et peut-être de Roumanie, dès janvier 2003, avec des Dacia. L'effet retour ? La part de marché du constructeur a explosé de 8 % à 28 % ces deux dernières années. De son côté, Alstom a substitué une filiale à son bureau de représentation en juin pour mener à bien trois contrats d'une valeur de 220 millions d'euros (turbines à gaz, station de pompage). Déjà présent sur le marché des hydrocarbures, le groupe veut mieux coller aux attentes d'un vaste programme national de réhabilitation de dix-neuf barrages et de construction d'ouvrages neufs pour enrayer la pénurie d'eau dont souffrent l'agriculture et les villes. Fin août, le groupe Razel, qui a créé sa filiale dès 1999, a démarré un chantier de trois ans pour construire un barrage en Kabylie et alimenter Alger en or blanc. Un contrat de 110 millions d'euros, financé par la Banque africaine de développement et remporté avec une entreprise algérienne du secteur." Les Européens et les Chinois se livrent une concurrence très forte sur les appels d'offres internationaux financés par des grands bailleurs de fonds ", observe Jean-Bernard Arnold, directeur de Razel Algérie. Mais ces marchés sont à la portée des PME. En janvier, Amiante Adac, une PME aixoise de 47 salariés et de 4,5 millions d'euros de chiffre d'affaires, achèvera un chantier de 14 mois : le désamiantage du voile de béton de 8 300 mètres carrés qui coiffe, à plus de 23 mètres de hauteur, le stade du complexe olympique d'Alger, qui accueillera les jeux Panarabes en septembre 2003. Un marché de 12 millions de dollars pour une marge nette qui atteindra 10 %, contre 4 % à 5 % en France. " C'est l'un des plus grands chantiers de désamiantage au monde ", se félicite Jean de Alexandris, le mandataire du groupement momentané des trois PME françaises (Amiante Adac, Isotherma et Isotech) qui a gagné l'appel d'offres international du chantier avec l'aide de Travomed, une entreprise de travaux publics algérienne.

La France en tête

Les relations commerciales entre la France et l'Algérie s'intensifient pour progresser de 60 % de 1999 à 2001 et atteindre un flux croisé record de 6,8 milliards d'euros en 2001 (un excédent commercial de 714 millions d'euros pour la France). Les exportations françaises, elles, se sont envolées de 40 %, à 3,4 milliards d'euros, au cours de la même période. " Avec 80 % du chiffre d'affaires réalisé, les PME sont les principaux artisans de notre développement ", relève Jacques Dumasy, chef de la mission économique à l'ambassade de France d'Alger. En pole position, les ventes de biens d'équipement (24,7 % des exportations françaises), l'automobile avec ses pièces détachées (21,4 %) ; et les biens intermédiaires (18 %) progressent plus rapidement que les ventes de biens de consommation (18,4 %) et de produits agroalimentaires (15,8 %). La France se maintient largement en tête des fournisseurs de l'Algérie, avec 24 % de part de marché en 2001 (28 % selon les douanes françaises). Très loin devant les Etats-Unis (11,2 %), l'Italie (10,5 %) et l'Allemagne (8 %). Le cocorico s'arrête là. L'activisme des entreprises françaises comble le trou d'air d'une dizaine d'années dans les échanges bilatéraux. En 2002, les exportations retrouvent le niveau des années 1980 à 1985. L'essor actuel des implantations ne doit pas masquer non plus la faible présence industrielle française sur place. Hors hydrocarbures, les investissements directs étrangers ont atteint 4,6 milliards de dollars en 2001, selon la Cnuced. Dont 650 millions d'euros pour la France (100 millions en 1999).

Le secteur pharmaceutique, un des plus avides en investissements

" L'Algérie est un grand marché porteur, mais reste encore une terre promise pour nos investissements ", tance Jacques Dumasy. Une implication plus grande sur place est réclamée par les autorités. " La France bénéficie d'une place privilégiée, rappelle Abdelmadjid Baghdadli, directeur général de l'Agence nationale de développement de l'investissement (Andi), mais les entreprises se contentent trop souvent d'être des fournisseurs de produits finis. Cela ne suffit plus, nous n'en voulons plus. Les entreprises doivent venir sur place et investir pour créer des emplois. " " Vivre sur des habitudes d'exportateur est une erreur stratégique ", complète Ouassel Kheireddine, P-DG d'Injelec, PME algérienne de l'appareillage électrique (290 salariés, 12 millions d'euros de chiffre d'affaires), et vice-président du Forum des chefs d'entreprise, le Medef algérien, un tissu de 180 000 PME algériennes, jeunes et en pleine expansion, friandes de partenariats. " Nous avions affaire à des interlocuteurs institutionnels, et aujourd'hui ce sont les chefs d'entreprise qui viennent nous voir, note Patrick Mélières, P-DG des Laboratoires Elaiapharm. Et, comme ils engagent leur argent, nous partons sur des projets, moins grandioses, mais plus ciblés, plus réalistes. " Le secteur pharmaceutique, qui importe 70 % des médicaments, est l'un des plus avides en investissements. Les raisons ? D'abord, avec 30 millions d'habitants, l'Algérie est le plus grand marché d'Afrique (450 millions de dollars) avec des usagers qui bénéficient d'un taux de remboursement unique des médicaments de 80 %. Ensuite l'Etat impose désormais aux groupes étrangers détenteurs de licences d'importation de passer à un stade de production. C'est loin d'être une contrainte : la marge des produits importés, réglementée, ne dépasse pas 10 %, alors qu'elle s'élève à 20 % pour le " made in Algérie ". A l'initiative de groupes français, une dizaine d'unités de production verront le jour dans les deux ans à l'image du joint-venture Aventis Pharma Algérie, détenu à 30 % par l'entreprise publique Saïdal et à 70 % par Aventis, qui a débouché sur un site de production de 10 millions de boîtes de médicaments par an (analgésiques, anti-inflammatoires et antibiotiques), démarré en décembre 2001. " La capacité sera doublée dans les deux ans ", annonce Mahmoud Abbas Terki, le directeur général. Les autres secteurs ne sont pas en reste. Injelec conclurait un contrat de sous-traitance avec Schneider pour la production et l'assemblage de produits de moyenne tension. Assez discret, Thomson Multimédia (TMM) a négocié, dès 1994, un joint-venture avec Universal Multimédia, un groupe high-tech français dans les écrans plats, dirigé par un " Beur ", Kaci Ait-Yala, et " qui a débouché sur un transfert de technologie complet ", précise-t-il. Après un investissement de plus de 7,6 millions d'euros, un site près d'Oran produit l'ensemble de la gamme TMM (téléviseurs, etc.) et emploie 200 personnes.

Des coûts divisés par trois

" Avec 15 points de bénéfice contre 5 en France, la sous-traitance électronique offre une rentabilité très intéressante en Algérie ", justifie-t-il. Un pays où son entreprise délocalise systématiquement toutes les grandes séries. " Les charges salariales égalent 2 % de mon chiffre d'affaires. La main-d'oeuvre algérienne est 25 % moins chère qu'en Tunisie et l'énergie a un coût moindre de 45 %. L'Algérie c'est de l'or en barre ", s'exclame-t-il en VRP du pays. " Les coûts de production peuvent être divisés par trois par rapport à la France ", complète Ouassel Kheireddine, P-DG d'Injelec. Investir en Algérie nécessite toutefois de prendre des précautions, et réserve des surprises. Les grands chantiers sont sous protection militaire permanente et les déplacements qui leur sont liés s'effectuent sous escorte de gendarmerie. Dans les villes et les zones industrielles, des vigiles en uniformes noirs de sociétés de sécurité filtrent, 24 heures sur 24, les entrées et les sorties des sièges d'entreprise ou des sites de production, tous entourés d'une enceinte en béton de plusieurs mètres surmontée de fils barbelés. " J'ai fidélisé un chauffeur de taxi pour tous mes déplacements et je confirme toujours mes heures d'arrivée ou de départ auprès de mes rendez-vous ou de mon hôtel. Enfin, il faut rester discret et humble ", conseille le responsable export d'une PME française. Autre écueil : l'administration, réputée tatillonne. " Tout ce qui touche au quotidien est compliqué, se plaint un industriel. Il y a un réel décalage entre le discours politique et la pratique, autrement dit la chasse au bon tampon ou au bon papier. " Ils sont légion les exemples d'entreprises qui ont perdu patience et ont tiré eux-mêmes des kilomètres de câbles électriques et téléphoniques. Et même si les couacs peuvent être partagés : " Je n'ai pas trouvé d'assureur français et la garantie de la Coface engloutissait ma marge ", témoigne Jean de Alexandris, pour le chantier du Stade d'Alger. Toutefois, le groupe Castel remporte la palme de l'incompréhension. Dès 1998, le négociant a entamé des discussions avec le gouvernement pour la privatisation du Groupe Boissons d'Algérie (GBA), entreprise publique de distribution de boissons. Sans aboutir. De guerre lasse, Castel a investi dans ses propres sites de production pour ne pas passer à côté d'un marché qui est en plein essor. " Je suis un investisseur concret mais frustré ", résume Gil Martignac, le directeur des affaires publics. Dans ce contexte incertain, le scénario de montée progressive en puisance en Algérie écrit par les Laboratoires Fournier après l'achat, en mars, de leur importateur et distributeur Copharm, paraît judicieux. Dans un premier temps, reprendre en direct la distribution et le marketing à travers une filiale, créée le 12 septembre. Dans un deuxième temps, la production, avec une ligne de conditionnement, puis la fabrication de produits du groupe et, sous licence, d'autres laboratoires. " Nous allons remonter toute la chaîne de production afin d'avoir toutes les garanties, justifie Bruno Solari, le directeur export. C'est le sens de l'histoire. " Mais l'erreur serait de croire que le marché algérien est acquis à jamais aux entreprises françaises. Ces trois dernières années, 2 500 entreprises étrangères ont investi dans le pays, dont seulement 150 françaises. Chinois, Coréens, Turcs, Syriens, Jordaniens, Egyptiens, mais aussi Américains, Italiens, Espagnols ou Allemands ont profité du repli français dans la deuxième moitié des années 1990 pour miner les positions françaises. " Les patrons de PME italiennes ou espagnoles n'ont jamais quitté le pays et ont épluché les annuaires professionnels et les listings d'entreprise pour démarcher quasiment en porte-à-portre et nouer des contacts directs, témoigne Ouassel Kheireddine. Une mobilité sur le terrain qui fait défaut aux entreprises françaises " : un nouveau défi à relever. De notre envoyé spécial



Les raisons d'y aller

LE PAYS S'OUVRE AUX INVESTISSEURS...

Il s'arrime à l'économie de marché. Un accord d'association a été signé avec l'Union européenne en avril 2002 dans le but de créer la zone de libre échange Euroméditerranée vers 2010. Depuis février, l'Algérie négocie son entrée à l'OMC.

Une vingtaine d'opérations de privatisation d'entreprises publiques (télécommunications, pétrole, construction, sidérurgie, mécanique, agroalimentaire...) sont annoncées ou engagées.

Malgré une quasi-absence depuis dix ans, la France reste le premier fournisseur du pays avec 3,4 milliards de dollars d'exportations. Soit 24 % de part de marché.

... MAIS LES OBSTACLES SONT LOIN D'ÊTRE TOUS LEVÉS

L'insécurité reste un réel problème. La guerre civile, impliquant les groupes islamistes armés, fait encore 120 victimes par mois.

La situation sociale est fortement dégradée. La Kabylie est au bord de l'explosion, le taux de chômage national atteint 30 %, et 5,7 % de la population vivrait au-dessous du seuil de pauvreté.

L'équilibre économique et financier du pays, dépendant des fluctuations du cours des hydrocarbures, à la hausse depuis mars 1999, est très fragile.

L'Administration demeure omniprésente, lente et tatillonne.



L'ALGÉRIE EN CHIFFRES EN 2001

30,7 millions d'habitants.

Taux de chômage : 30 %.

Inflation : 4,2 %.

PIB en 2001 : 54,9 milliards de dollars (+ 2,4 %)

Investissements directs étrangers : 4,6 milliards de dollars (dont 565 millions par des Français).



Cinq façons de s'implanter

Construire son usine. En septembre, le groupe Castel a investi 45 millions de dollars dans la construction d'une usine de boissons gazeuses près d'Oran et dans la remise en route d'une ex-usine de Coca-Cola. Le groupe de négoce de boissons d'origine bordelaise est arrivé en Algérie en 1998 pour la privatisation de l'entreprise publique de distribution de boissons GPA. Et celle-ci n'est toujours pas bouclée !

Tisser un partenariat avec une entreprise privée. Un accord de franchise entre la Sodima (Yoplait) et la société Yahiaoui, entreprise familiale algérienne de l'agroalimentaire, permet à la marque d'approvisionner le marché des yaourts depuis avril. La capacité installée chez son partenaire passera de 30 000 tonnes par an à 50 000 tonnes dans deux ans.

S'accorder avec un partenaire public. Aventis et l'entreprise publique Saïdal (société de production pharmaceutique) ont conclu un joint-venture qui a débouché sur la mise en route, fin 2001, d'une unité de production de formes sèches (11 millions de boites de médicaments par an) pour un investissement de 10 millions d'euros. La capacité sera doublée dans les deux ans.

Racheter son importateur. Le groupe Bel a racheté un producteur local de fromage fondu, Tiptop, qui était aussi son importateur. Après avoir investi dans une ligne de production, Bel commercialise, depuis août, sa fameuse Vache qui rit depuis sa nouvelle base de fabrication (10 000 tonnes par an).

Réactiver une entité existante. Le 13 novembre, Renault fêtera ses 80 ans de présence en Algérie malgré une éclipse de 1969 à 1987. Renault Algérie redevient opérationnel en 1998. Et, de janvier 1998 au 30 juin 2002, 100 000 véhicules sont entrés dans le pays via la filiale d'importation, qui détient 28 % du marché.



Le pétrole sous pression

Un bras de fer oppose le gouvernement algérien à la Fédération des pétroliers, à l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et au Forum des chefs d'entreprise (FCE), le Medef algérien, sur l'avant-projet de loi sur les hydrocarbures. Un texte, qui doit " ouvrir largement à la concurrence le secteur des hydrocarbures ", résume le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Concocté par Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des Mines et homme de confiance du chef de l'Etat, le projet est en discussion depuis plus d'un an à l'Assemblée populaire nationale. Après une ouverture au privé de l'amont pétrolier en 1986 et de l'amont gazier et des mines en 1991, le gouvernement veut libéraliser l'aval (raffinage, pétrochimie, distribution), chasse gardée de la compagnie pétrolière publique Sonatrach (120 000 salariés, 22 milliards de dollars de chiffre d'affaires), qui alimente plus de 60 % des recettes fiscales de l'Etat. Si le projet du gouvernement de remplacer le système actuel du " partage de la production " par un régime de concessions aboutissait, la Sonatrach perdrait son monopole et serait privatisée. Le but ? Doubler les investissements de 5 à 10 milliards de dollars en attirant les compagnies étrangères et faire passer la production de 800 000 barils par jour à 1,5 million dans les trois ans pour accroître les recettes fiscales de l'Etat et créer des emplois. Tous les opposants dénoncent l'exploitation maximaliste des ressources qu'engendre le projet ainsi que l'abandon aux compagnies étrangères d'un secteur vital pour l'économie du pays.

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