SécuritéVêtements pour salles blanchesDES EXIGENCES VARIEES SUIVANT LES SECTEURS D'UTILISATIONLes salles blanches sont de plus en plus nombreuses.Equiper le personnel en vêtements appropriés est nécessaire. Mais comment choisir entre les fournisseurs?

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Vêtements pour salles blanches

DES EXIGENCES VARIEES SUIVANT LES SECTEURS D'UTILISATION

Les salles blanches sont de plus en plus nombreuses.Equiper le personnel en vêtements appropriés est nécessaire. Mais comment choisir entre les fournisseurs?



Il existe trois types de fournisseurs de vêtements et consommables pour zones protégées: les confectionneurs, les loueurs et les distributeurs. Les premiers, comme SNDI, réalisent et conditionnent pantalons, combinaisons ou blouses. Ils peuvent parfois vendre en direct aux industriels et personnaliser ainsi les tenues. Mais, en général, ils revendent leurs produits à des loueurs ou à des sociétés de services, comme Elis. Ces derniers fournissent un double service aux industriels: ils louent, puis nettoient les vêtements. Enfin, troisième type d'intervenants, les distributeurs. Selon la demande du client, ils recherchent les articles, voire les importent d'Asie, d'Allemagne ou des Etats-Unis. Ils proposent en général un grand nombre d'articles, y compris des consommables. Il y a des impératifs à respecter lorsque l'on choisit une tenue pour salles propres. Le tissu utilisé doit être synthétique et serré pour éviter le passage de la poussière et des particules. Les vêtements doivent être confectionnés avec une double couture avec pied rabatteur, sans poche ni ceinture. Ils doivent être amples, mais pas trop: si le vêtement est mal ajusté et le tissu trop étanche, il risque d'aspirer de l'air et de le rejeter chargé de poussière (c'est "l'effet soufflet"). Lorsque le nombre de salariés à équiper n'est pas important, les fournisseurs peuvent prendre les mesures exactes et confectionner (ou faire faire) des tenues sur mesure. Une salle peut exiger des conditions de stérilité absolue: on peut alors utiliser des sous-vêtements qui créent une barrière supplémentaire. De plus, ils évitent au maximum le "linting", phénomène d'abrasion du tissu qui libère des particules. Les industries de micro-électronique demandent des tenues anti-statiques: la plupart des fournisseurs en proposent, et certains complètent leur gamme avec des chaussures à semelles antistatiques. Les tenues sont alors confectionnées avec un tissu intégrant des filaments de carbone. Dans l'industrie pharmaceutique, la demande se porte plutôt vers des combinaisons à capuches intégrées. Tous les loueurs en proposent. Il faut juste vérifier le tissu utilisé pour les cagoules (il peut être doublé en matière plus souple), car elles tiennent chaud et sont souvent inconfortables. Lorsque l'on travaille sous une lampe à rayons ultraviolets, il est recommandé que la cagoule ne découvre que les yeux. Les surbottes ou surchaussures doivent être de la même matière synthétique que les habits, ce qui n'est pas toujours agréable à porter. Un confectionneur, Halbout, a breveté un procédé d'enduction pour des bottes et des couvre-chaussures qui permet d'isoler de l'humidité les pieds de l'utilisateur. L'enduction résiste aux bases et aux acides. Quant aux gants, ils sont généralement vendus par les distributeurs. En vinyle ou en latex, ils peuvent être poudrés ou non. Certains distributeurs offrent des gants montants pour manipuler des acides. Le nombre d'articles de prêt-à-porter augmente chaque année.

CLAIRE BOMMELAER

USINE NOUVELLE - N°2468 -

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