Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Maroc

Séché Environnement initie au Maroc la création d'une unité de traitement des PCB

, , ,

Publié le , mis à jour le 20/11/2015 À 19H00

Trédi, filiale du groupe lavallois Séché Environnement a transféré son savoir-faire pour créer avec la société Maroc Maintenance Environnement  une plate-forme de traitement des transformateurs électriques pour en éliminer le pyralène (PCB). Elle est située près de Casablanca.

Séché Environnement initie au Maroc la création d'une unité de traitement des PCB
Autoclave de décontamination de transformateur contenant du pyralène chez Trédi.
© dr

 

Une première en Afrique. Tredi, filiale du groupe lavallois Séché Environnement et un des grands spécialistes mondiaux de l'élimination des PCB (pyralène), transfère son savoir-faire au Maroc. Ce par la création d'une unité spécialisée située près de Casablanca à Bouskoura, Le groupe Séché l' a indiqué hier 16 novembre par communiqué alors que ce site a été inauguré ce mardi par Hakima El Haite, ministre de l'Environnement du Maroc en présence notamment de l'ambassadeur de France Jean-François Girault et de Joël Séché, PDG du groupe Séché dont c'est la première incursion au Maroc (photo).

L'unité permettra la traitement et la  réhabilitation des équipements électriques, essentiellement de vieux transformateurs contaminés au PCB ou pyralène.

Pour cela, Tredi s'est associé avec Maroc Maintenance Environnement (MME), une société casablancaise spécialisée dans les déchets dangereux qui assure déjà notamment la prise en charge des équipements contaminés dans le royaume.

"Sur la plateforme marocaine, Trédi S.A. a assuré le transfert de ses savoir-faire en matière de décontamination et de réhabilitation d’équipements contaminés au PCB et a apporté sa connaissance technique dans le domaine de la gestion des risques chimiques et des installations classées pour la protection de l’environnement", note aussi le communiqué de Séché.

Le Maroc conduit un inventaire et un plan d'élimination des équipements contaminés, dans le cadre d’un programme national réunissant le ministère marocain délégué à l’environnement, l’ONUDI, le PNUD et le Fonds pour l'environnement mondial car les technologies d'élimination sont coûteuses.

L'installation réalisée par MME et Trédi a nécessite un investissement de l'ordre de 500 000 euros. Elle assure le traitement des transformateurs faiblement ou moyennement contaminés collectés sur le territoire marocain grâce à un programme PNUD / ONUDI auprès de l'Office national de l'électricité ou d'autres industriels. "A noter qu'en l'espèce au Maroc, une fois décontaminées chez MME les huiles peuvent être réutilisées dans les mêmes transformateurs qui sont retournés à leurs propriétaires", indique à L'Usine Nouvelle, une source chez Trédi.

La capacité de traitement de la plateforme de Bouskoura est d'environ quatre transformateurs par jour. Sachant que plusieurs milliers de transformateurs contaminés ont déjà été identifiés au Maroc.

Selon le communiqué de Séché, "Trédi S.A. a (...) assuré la mise en place des moyens techniques et matériels (laboratoire d’analyses, unité de déchloration…) ainsi que la formation spécifique du personnel marocain employé sur la plateforme".

Depuis le début du XXème siècle, le pyralène, une huile synthétique ininflammable riche en chlore, a été largement utilisé comme isolant dans les transformateurs électriques. Ce fluide diélectrique a été peu à peu banni au plan mondial au vu de sa dangerosité pour l'environnement et est inclu dans la Convention de Stockholm de 2001 sur les polluants organiques persistants (POPs). Depuis, se pose le problème dans de très nombreux pays, dont le Maroc, de son élimination dans les vieux équipements.

Trédi fait partie, au plan mondial, des quelques entreprises ayant développées des technologies éprouvées de décontamination des transformateurs. Celle-ci repose notamment pour les appareils fortement contaminés sur l'étuvage des équipements en autoclave avec solvants, permettant une décontamination totale, les différents matériaux constituants les transformateurs (métaux, etc...) pouvant ensuite être valorisés dans des filières classiques de recyclage.

Les PCB eux-même étant détruit dans un incinérateur de déchets industriels à plus de 1 200 degrés, à savoir pour Tredi sur son site de Salaise au sud de Lyon. Au vu du coût d'une telle installation, il n'est pas question dans ce projet au Maroc de la construction d'un incinérateur.

Dans de très nombreux pays, les PCB font l'objet de programmes de destruction ou de création de filières d'identification et de collecte. Mais les transferts internationaux de ces produits en vue de les diriger vers des centres de destruction aux normes ont fait régulièrement l'objet de polémiques de la part des associations de protection de l'environnement ou même des autorités politiques.

Si la nouvelle installation marocaine aurait techniquement la possibilité à l'avenir de traiter des appareils venant d'autres pays africains, cette option reste évidemment conditionnée à ces contingences politiques.

P.-O. R.

Le Maroc a ratifié la convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (POPs) signé en 2001 et mise en application par plus de 120 pays à partir de 2004. Le royaume, indique le communiqué de Séché "a rappelé le 2 mai 2006 ses engagements dans le cadre de son Plan National de Mise en oeuvre (PNM) et a établi un vaste programme de gestion et d’élimination des PCB".

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle