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Séché délivre les premiers soins après incendie

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À Mauron, dans le Morbihan, un incendie dans un silo de pellets a été maîtrisé. Mais la menace d’explosion n’est pas écartée. Une brigade d’intervention est sur place.

Séché délivre les premiers soins après incendie

Dans la campagne bretonne, près du village de Mauron (Morbihan), un bâtiment industriel et des silos flambant neufs, en service depuis tout juste deux ans. Rien de bien inquiétant au premier abord. Si ce n’est que les hommes de Séché Urgences Interventions (SUI) sont déployés aux abords du site. Une semaine plus tôt, un incendie s’est déclaré dans l’un des deux silos de Bretagne Pellets, qui produit des granulats de bois. Une pièce métallique d’un convoyeur aurait déclenché une étincelle, puis le sinistre. Les experts devront déterminer la cause exacte de l’accident. Les pompiers ont éteint l’incendie, mais il reste des centaines de tonnes de granulats à l’intérieur du silo et les risques d’explosion demeurent. Les assureurs ont fait appel à Séché Urgences Interventions pour mettre en place tous les moyens nécessaires afin d’éviter une extension du sinistre. Un camion d’intervention est sur place, rempli de matériel, d’équipements de protection individuelle, de détecteurs de gaz et de recharges de batteries, sans oublier une douche autonome portable. Une tente avec une base vie a été déployée.

Stopper ou circonscrire la pollution

« Nous disposons d’un personnel formé. Nos agents arrivent dans l’entreprise avec au minimum un bac, et plus souvent un bac + 2. Ils suivent ensuite des formations spécifiques, de sauveteur secouriste du travail, équipier de première intervention, spécialiste du risque chimique… Au total, la brigade d’intervention d’urgence comprend 80 ­personnes », précise Emmanuel Crenn, le responsable de SUI. Ce service, développé depuis trois ans par Triadis Services, une filiale de Séché Environnement, intervient après un accident pour éviter une pollution ou pour la circonscrire quand elle a déjà commencé. Emmanuel Crenn relate la rupture d’un pipeline de Total par un engin de chantier en 2016, dans la commune de Sainte-Anne-sur-Brivet (Loire-Atlantique), pendant des travaux de terrassement : « Quelque 380 000 litres de fioul domestique se sont répandus, polluant deux étangs. Nous avons dépêché une cinquantaine de personnes sur place, notamment pour protéger un hameau. »

Emmanuel Crenn évalue à cinq jours la durée de vidange du silo de Mauron. Une petite équipe intervient sur le chantier. L’opération est délicate car le mélange de pellets et d’eau pourrait avoir fermenté. Une caméra thermique est utilisée pour contrôler si une réaction chimique a commencé. Après cette étape, le personnel, équipé de combinaisons étanches et de masques ventilés, enlèvera le stock restant. L’entrée du silo reste bloquée. La porte s’ouvre vers l’intérieur. Il faudra sans doute déboulonner l’encadrement. Mais avant de tenter de pénétrer à l’intérieur du réservoir, il est préférable de brumiser par le haut pour éviter une explosion. Des incendies et des explosions en silos se produisent régulièrement. On a recensé 195 accidents en vingt ans, précise-t-on chez Triadis Services. Séché Urgences Interventions et son personnel sont habilités à traiter toutes sortes de gaz, excepté les gaz radioactifs.

Dix jours d’intervention

L’incertitude demeure sur ce qui sera trouvé à l’intérieur du silo. Un camion commence à aspirer les granulats. S’il s’agissait de matières toxiques, elles seraient transférées au centre de traitement de Rennes, un site classé Seveso, où ­Séché Urgences Interventions dispose de tous les équipements pour traiter les déchets dangereux.

« Nous avons dû refroidir l’intérieur du silo avec de l’eau, explique Emmanuel Crenn quelques jours après l’intervention. Il y avait une autocombustion qui repartait dès qu’il y avait un apport d’oxygène. » Le fabricant du silo ayant constaté qu’une partie des tôles du réservoir étaient trop abîmées pour être réutilisées, elles ont été démantelées. Le prestataire a remplacé le camion aspirateur par une mini-pelleteuse pour retirer plus rapidement les pellets. Le chantier, plus délicat que prévu, aura finalement duré une dizaine de jours. Séché a extrait 1 200 tonnes de granulats. « Nous sommes les premiers à intervenir, juste après les pompiers », rappelle Emmanuel Crenn. Une activité essentielle dans la chaîne de dépollution après un sinistre. 

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