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L'Usine de l'Energie

Sébastien Lecornu précise l’après-Fessenheim

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Le secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire a précisé vendredi 13 avril, à Colmar (Haut-Rhin), les mesures envisagées pour accompagner la fermeture de la centrale nucléaire début 2019.

Sébastien Lecornu précise l’après-Fessenheim
Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire a précisé, vendredi 13 avril, à Colmar (Haut-Rhin), les mesures envisagées pour accompagner la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim
© DR

Les entreprises citées

"Nous avons plus avancé en trois mois que pendant le quinquennat précédent", a lancé Sébastien Lecornu sous forme de pique répétée plusieurs fois à l’encontre du prédécesseur d’Emmanuel Macron à l’Elysée. Le secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire a présenté vendredi 13 avril, à Colmar (Haut-Rhin), les résultats de sa deuxième visite en Alsace pour préparer l’après fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Pas d’annonce fracassante à l’issue de ce comité de pilotage, mais des évolutions significatives sur les différentes composantes de ce dossier.

Du côté social, la quasi-totalité des 330 salariés de sous-traitants travaillant à temps plein sur le site ont été reçus par l’instance chargée de veiller à leur reclassement. "Une cartographie des compétences est en cours de finalisation", a précisé le secrétaire d’Etat, qui permettra d’entrer en contact avec des employeurs potentiels côté français et allemand.

Cette dimension transfrontalière représente un mot clé de ces deux jours en Alsace où Sébastien Lecornu a rencontré plusieurs élus et représentants de l’économie allemande. "Tous ont fait part de leur volonté de bâtir ensemble l’après Fessenheim", a-t-il insisté. Ce point de vue a été confirmé par Winfried Kreschtschmann, ministre Président du Bade-Wurtemberg, le Land voisin de l’Alsace.

Liaison Colmar-Fribourg

Pour matérialiser cette volonté, Sébastien Lecornu a indiqué qu’une réflexion est en cours au niveau des deux Etats pour inscrire la coopération transfrontalière franco-allemande, au-delà du seul aspect de l’après Fessenheim, dans la nouvelle mouture du Traité de l’Elysée.

Autre annonce, le lancement d’études opérationnelles pour enfin réaliser une liaison ferroviaire et routière entre Colmar et Fribourg-en-Brisgau. Le désenclavement du voisinage de Fessenheim est un enjeu essentiel : les entreprises allemandes lorgnent avec attention sur les centaines d’hectares appelés à une viabilisation le long de la rive gauche du Rhin.

L’examen des problématiques fiscales et sociales est également engagé au niveau des groupes de travail installé par le gouvernement en janvier : la zone économique entourant l’EuroAirport, l’aéroport de Bâle, bénéficie d’un certain nombre d’aménagements des règles françaises, ce qui a permis le maintien de plus de 7 000 emplois dans des entreprises suisses et allemandes. Une SEM chargée de gérer ces aménagements fonciers est en cours de création.

Un parc photovoltaïque de 300 MW

Le secrétaire d’Etat a rappelé que la fermeture ne se fera pas du jour au lendemain et qu’au fond, elle n’est qu’anticipée, "aucune centrale nucléaire n’étant éternelle, toutes vont fermer et d’autres territoires français auront à gérer des situations comparables dans les années à venir". Pour compenser les 800 emplois chez EDF, les emplois indirects, l’activité locale et les recettes fiscales, on discute et on négocie, répète le représentant du gouvernement, qui a présenté le délégué interministériel en charge du sujet, David Coste.

Principale nouveauté, le lancement par l’Etat d’ici novembre d’un appel d’offres pour la création dans le Haut-Rhin de parcs photovoltaïques capables de produire 300 MW d’ici 2020. Sans annoncer de chiffre, l’Etat promet un effort financier significatif pour le tarif de rachat du kW. D’ici là, l’Alsace ne va pas plonger dans le noir : RTE a formellement garantit la totale sécurité de l’approvisionnement électrique une fois la centrale stoppée. Un arrêt qui se produira début 2019 quel que soit le déroulement des opérations à Flamanville (Manche), a indiqué Sébastien Lecornu. Pour l’heure, il bénéficie d’un consensus politique et transfrontalier très favorable à l’avancée du dossier. Tous les acteurs se sont engagés à trouver et financer des solutions innovantes d’activité favorisant la transition énergétique, mais rien de concret n’est encore annoncé.

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