Economie

"Aux Etats-Unis, il y a peu de place pour l'arrangement. Tu as ce que tu paies", explique Jonathan Benhamou, le PDG de PeopleDoc

Christophe Bys ,

Publié le

Alors que la plupart des livres de management ont été produits outre-Atlantique et que leurs préceptes sont souvent appliquées de ce côté, qu'en est-il de la manière de travailler là-bas ? Jonathan Benhamou, co-fondateur et dirigeant de PeopleDoc, dirige le bureau new-yorkais de l'entreprise, d'où il a pu observer de près les différences sensibles entre la manière de travailler, ici et là-bas. A méditer avant de reprendre les derniers préceptes à la mode. 

Aux Etats-Unis, il y a peu de place pour l'arrangement. Tu as ce que tu paies, explique Jonathan Benhamou, le PDG de PeopleDoc
Jonathan Benhamou, co-fondateur et dirigeant de PeopleDoc.

C'est dans les bureaux new-yorkais de PeopleDoc que son fondateur nous a reçu pour une interview. Dans ses locaux aux couleurs du métro de la Big Apple, il a livré sa vision du marché américain et des différences entre les deux pays, qu'il s'agisse de fiscalité, de RH ou encore de culture. Nous vous proposons de retrouver ci-dessous un extrait où il explique pourquoi on ne peut pas aborder le management de la même façon en France et aux Etats-Unis
 
L'Usine Nouvelle - Cela fait maintenant plusieurs années que vous vous êtes installé aux Etats-Unis pour accompagner le développement de votre entreprise PeopleDoc. Arrive-t-il que la France vous manque ?
Jonathan Benhamou - Comme j'aime dire pour m'amuser : "La France, tu l'aimes quand tu la quittes". Il y a vraiment un complexe français d'auto-flagellation. Le bon côté des choses, c'est que je suis persuadé qu'en France les choses ne peuvent qu'aller mieux dans le futur. 
 
Cela fait maintenant plusieurs années que vous êtes installé aux Etats-Unis. Qu'avez-vous appris que vous pourriez partager avec nos lecteurs ?  
J. B. : Depuis la France, on a une vision très égalitaire des Etats-Unis. Dans le monde professionnel, c'est en grande partie faux. Il existe une petite "élite" de top executives, qui sont très chers mais qui, quand vous les embauchez, changent tout à l'activité. Les Américains sont, en général, d'excellents "do-ers", de très bons exécutants. Ils font très bien ce qu'on leur demande, tout ce qu'on leur demande, mais seulement ce qu'on leur demande. Pour le dire abruptement, contrairement à ce qu'on pourrait penser, aux Etats-Unis, il y a peu de place pour la négociation. Tu obtiens ce que tu paies.
En France, on a l'habitude quand on prend une décision à l'issue d'une réunion, de savoir qu'elle va être discutée, critiquée, remise en cause. Aux Etats-Unis, si une décision est prise, elle est appliquée loyalement par tous. Quand tu n'es pas prévenu, cela peut conduire à se planter.
C'est la plus grande différence entre les Etats-Unis et la France ? 
J. B. : La plus grande je ne sais pas, mais je sais qu'il y a un point de différence culturelle entre la France et les Etats-Unis important. En France, on dit "prendre un risque" ; aux US, on dit "to take a chance". Ce changement de vocabulaire traduit une différence profonde de culture, de comportements.
 
Lire l'intégralité de l'interview sur le site de L'Usine Digitale c'est ICI 

Propos recueillis par Christophe Bys (envoyé spécial à New York)

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1 commentaire

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16/06/2018 - 12h31 -

Très intéressant, pragmatique,bonne perception des différences de culture d'entreprise entre les USA et l'Europe.
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