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L'Usine Aéro

SDMS récolte les fruits de sa spécialisation

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MECANIQUE

SDMS RECOLTE LES FRUITS DE SA SPECIALISATION

SDMS réussit dans la chaudronnerie en réalisant des ensembles clés en main, parfois assemblés en atelier blanc, pour des secteurs hautement technologiques : nucléaire, spatial, recherche, cryogénie, etc.



Une longueur de 15 mètres, un diamètre de 6 mètres, un volume de 430 mètres cubes. L'enceinte à vide récemment livrée à Aérospatiale par SDMS a bien peu de rapport avec une pièce de chaudronnerie telle qu'on l'imagine habituellement. Destinée à recréer les conditions du vide, elle sera utilisée pour tester le satellite Helios 2. Représentant un coût de 20 millions de francs, elle a nécessité près de dix mille heures de travail, et les opérations d'assemblage final ont été réalisées en atelier blanc. Contrairement à certains de ses confrères chaudronniers, la PMI, qui emploie une centaine de salariés à Saint-Romans (Isère), fait preuve d'un réel optimisme. Stimulée par un chiffre d'affaires qui va encore croître cette année (après être passé de 68 millions de francs en 1994 à 80 millions de francs en 1995) et un carnet de commandes bien rempli jusqu'au printemps prochain, elle a entamé la réalisation d'un programme d'investissement de 20 millions de francs sur trois ans. Dans le même temps, une quinzaine d'embauches sont prévues. Ce succès tient à une recette simple et bien connue : la spécialisation. Depuis sa création, dans les années 60, la PMI délaisse systématiquement les applications classiques et la production en série pour la réalisation de pièces mécanosoudées à base de métaux nobles, d'aciers inoxydables et d'alliages (nickel, aluminium, titane). " L'entreprise est aujourd'hui en mesure de livrer des ensembles clés en main intégrant des équipements électriques et électroniques de contrôle-commande ", estime Philippe Monneau, son P-DG. Certifiée ISO 9002 par l'Afaq et RAQ2 par la DGA, la chaudron-nerie iséroise a toujours été soucieuse de maintenir un équilibre entre ses différents débouchés commerciaux.

Une commande de 10 millions de francs pour Virgo

Le nucléaire (avec Cogema, CEA, EdF, Framatome) représente toujours son premier marché, mais reste minoritaire avec 40 % de son chiffre d'affaires global. Dans ce créneau, elle réalise par exemple des conteneurs pour produits radioactifs et des citernes de transport d'effluents liquides. Avec 25 % de son chiffre d'affaires, la recherche constitue son second débouché. Réalisant des équipements spéciaux pour le CNRS, le Cern, Aérospatiale, le Synchrotron, la PMI vient de se voir confier par les responsables du programme franco-italien Virgo une commande de 10 millions de francs. Elle réalisera dix enceintes à vide qui seront utilisées par les chercheurs pour vérifier les théories d'Einstein sur les ondes gravitationnelles. En relation étroite avec l'industrie du vide et de la cryogénie, à laquelle elle a déjà fourni des milliers d'enceintes à vide, SDMS réalise le complément de son chiffre d'affaires avec la pharmacie (Rhône-Poulenc, Rhône-Mérieux, Ciba-Geigy) et l'armement (moyens d'essais, boucles pour lasers, etc.). Condamnée à répondre à des demandes sans cesse plus complexes sur le plan technique, SDMS a recruté, en l'espace de sept ans, cinq ingénieurs spécialisés dans la mécanique, mais aussi dans l'électricité, l'électronique et l'informatique. L'entreprise a également renforcé son potentiel d'études et d'essais. Regroupant aujourd'hui dix personnes, dont deux ingénieurs, le bureau d'études dispose de moyens de calcul (logiciel Autocad, en particulier) et d'essais qui lui permettent d'optimiser les épaisseurs des pièces et les process de fabrication. Malgré ces efforts, l'entreprise parvient à se développer par croissance externe : en 1993, elle a repris la Chaudronnerie des Roches, à Saint-Clair-du-Rhône (Isère), qui emploie soixante salariés dans la réalisation de pièces en métal plus épaisses, plus lourdes, mais à moins forte valeur ajoutée.



3 500 mètres carrés d'ateliers blancs

Outre la réactualisation constante de ses technologies de base (elle gère plus de trois cents procédés de soudage homologués), SDMS a récemment investi 8 millions de francs dans un atelier de fabrication " blanc " de 3 500 mètres carrés. Doté d'une capacité de levage de 20 tonnes, pour une hauteur sous crochet de 12 mètres, il lui permet de répondre aux exigences de propreté imposées par certains de ses clients : pièces pour le nucléaire, assemblages d'enceintes à vide, de fermenteurs, de stérilisateurs... Réservé à du personnel en tenue blanche, qui y accède par sas, il bénéficie d'une température régulée et d'un air filtré en permanence. Sa conception est modulaire : en fonction des besoins, 300 mètres carrés peuvent être configurés en classe 100 000, et 70 mètres carrés en classe 10 000.

USINE NOUVELLE N°2566
 

 

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