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L'Usine Agro

Science Protect met l’IA au service de la sécurité alimentaire

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Grâce à l’intelligence artificielle, la start up Science Protect compile, analyse et classifie toutes les études scientifiques pour aider les industriels à faire le point sur leurs recettes.  

Science Protect met l’IA au service de la sécurité alimentaire
Le dioxyde de titane est l'un des additifs les plus contestés.
© Epop - c.c.

Comment savoir quels seront les prochains additifs ou ingrédients dans le collimateur des agences sanitaires ? C’est la question à laquelle la start-up Science Protect, développée par l’ingénieur Serge Michels, se propose de répondre.
L’objectif ? Permettre aux industriels d’anticiper les changements de législation et de modifier leur recette avant d’être pris de cours. " Glyphosate, parabens, aspartame, dioxyde de titane…ces dernières années, les polémiques autour des molécules ou des produits se sont multipliées et les industriels n’avaient souvent pas les arguments pour y répondre", constate Serge Michels.

Recours à l'intelligence artificielle

Pour changer la donne, la jeune pousse se propose d’analyser 100% des études scientifiques publiées sur un sujet. "Les recherches faites par les ONG ou les industriels (type étude d’homologation) ne sont pas prises en compte", prévient Serge Michel. Au total, plus de 15 000 molécules sont analysées par le système. A terme, Science Protect envisage d'en analyser jusqu'à 30 000.

Ces études sont compilées sur une plateforme qui a recours à l’intelligence artificielle pour en analyser les conclusions. "Le langage scientifique est très codé. Nous avons créé des dictionnaires spécifiques à chaque domaine pour que la machine puisse reproduire un raisonnement humain et en tirer des conclusions quant à l’état de la recherche scientifique" précise Serge Michels. 

Deux indicateurs

L’analyse sémantique permet ainsi à Science Protect d’établir deux indicateurs. Le R-score qui mesure le nombre de publications sur un sujet "cela permet de calculer ce qu’on appelle la pression scientifique", détaille Serge Michel. "Plus un produit sera commenté et analysé par les experts, plus cela signifie que son utilisation est questionnée", ajoute le spécialiste.

Ce score prend également en compte la réputation des publications dans lesquelles l’étude est parue. A ce R-score, Science Protect ajoute un autre indicateur : le Risque Index. Exprimé en pourcentage, cet indice calcule la probabilité qu’il y ait un risque sur un produit. "Attention, cet indice ne mesure pas la preuve mais mesure le consensus scientifique sur un sujet", explique Serge Michel. A titre d'exemple, le glyphosate est associé à un indice de risque de 39,3%. "Cela est assez faible", conclut Serge Michel. Selon l'expert, les risques sont considérés comme "sérieux" au delà de 55%. 

Industriels, distributeurs et producteurs de molécules

La plateforme sera lancée officiellement la dernière semaine de février. Le réseau Intermarché est le premier client de Science Protect mais le site veut également s'adapter aux producteurs de molécules comme les agrochimistes, aux industriels pour sélectionner leurs fournisseurs et reformuler leurs recettes avant la suspension de certains ingrédients. "Grâce à notre système, les agro-industriels peuvent comparer les ingrédients et les molécules lors de la préparation de leur recette et ainsi choisir les moins risqués", explique Serge Michel. Les distributeurs et les investisseurs pourront également avoir accès au système. Quant au coût de cette analyse ? Entre 10 000 euros pour une étude ponctuelle sur un portefeuille de molécule et 30 000 euros pour un abonnement. 

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