Schneider limite les dégâts

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Le groupe de construction électrique a annoncé ce matin un chiffre d'affaires au premier semestre 2002 de 4,576 milliards d'euros, en baisse de 7,2% par rapport dernier semestre 2001. A périmètre constant la baisse du chiffre d'affaires atteint 7,9%.

Sur la même période, le résultat d'exploitation de Schneider diminue de 4%, à 493 millions d'euros. Le groupe a toutefois la satisfaction d'enregistrer une augmentation de sa marge opérationnelle, qui passe à 10,8% au deuxième semestre 2002, contre 10,5% six mois plus tôt.

Selon le P-DG de Schneider, Henri Lachmann, la faiblesse des investissements dans l'industrie et dans la construction a atteint son point le plus bas au cours du premier trimestre 2002. Et d'ajouter que, dopé par les efforts de restructuration et de sélectivité des marchés qui ont amélioré sa marge opérationnelle, le groupe visait désormais « un faux plat positif ».

Ce « faux plat positif » devrait permettre au groupe de poursuivre sa politique d'acquisition sélective sur des sociétés dont la valeur est comprise entre 200 millions et un milliard d'euros.

Concernant le dossier de l'interdiction de fusion avec Legrand et le recours déposé auprès de la Cour européenne de justice, M. Lachmann a tenu à expliquer que Schneider n'écartait aucune hypothèse. « Legrand pourrait même être gardé », a-t-il précisé, ajoutant toutefois que le jugement de la Cour européenne de justice devait être dans ce cas « très très favorable à Schneider ». Réponse prévue, selon M. Lachmann, au cours de la deuxième quinzaine d'octobre.

Arnaud BOULBEN

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