Technos et Innovations

Pourquoi le français Schneider Electric a cassé sa tirelire pour s'offrir RIB Software

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Publié le , mis à jour le 28/04/2020 À 10H55

Bonne nouvelle Le fabricant français de matériel électrique Schneider Electric a annoncé mardi 28 avril le succès de son OPA volontaire portant sur RIB Software, spécialiste allemand des logiciels de construction. Une opération à 1,4 milliard d'euros.

Pourquoi Schneider Electric a cassé sa tirelire pour s'offrir RIB Software
Schneider Electric a annoncé mardi 28 avril le succès de son offre publique d'achat volontaire portant sur la totalité des actions en circulation de RIB Software.
© Charles Platiau

Annoncée mi-février, l'opération aura finalement été bouclée deux mois après, malgré la pandémie de Covid-19 qui a bloqué nombre de projets au sein de l'industrie française. Schneider Electric avait dévoilé mi-février son offre de 1,4 milliard d'euros pour acquérir une part majoritaire du fournisseur allemand de logiciels de construction. Le groupe français a précisé mardi 28 avril que 76,63% de la totalité du capital social et des droits de vote de RIB ont été apportés à l'offre au terme de la période initiale d'acceptation ou acquis en dehors de l’offre.

"Une période supplémentaire d'acceptation de deux semaines commence aujourd'hui et prendra fin à minuit le 11 mai 2020" durant laquelle les actionnaires de RIB n'ayant pas apporté leurs actions pourront accepter l'offre, ajoute Schneider dans son communiqué.

Une entreprise en forte croissance

Avec cette opération, le fabricant français de matériel électrique souhaite grandir dans les logiciels de construction, spécialité de Rib Software. Fondé en 1961, Rib Software est installé à Stuttgart (Allemagne). L'entreprise revendique 1 200 employés à travers 30 pays. Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 214,3 millions d'euros pour l'année 2019 en hausse de 57 %. 

L'offre publique d'achat représentait 29 euros par action, soit une prime de 41 % par rapport au cours de clôture de Rib Software le 12 février. Le groupe français avait reçu le soutien du conseil d'administration du groupe allemand.

"Les bâtiments du futur seront tout numérique et tout électrique"

Cette transaction renforcera "les capacités de Schneider Electric dans le domaine de la numérisation du cycle de vie des bâtiments", se félicitait Schneider Electric en février. Grâce au rachat, le groupe ambitionne de devenir un fournisseur de référence des solutions pour les bâtiments intelligents. En 2018, les bâtiments et les centres de données représentaient déjà 50 % des ventes de l'entreprise française.

"Schneider Electric est convaincu que les bâtiments du futur seront tout numérique et tout électrique. Ces bâtiments intelligents seront plus efficaces et plus durables par l’analyse numérique en temps réel, pour une performance optimale tout au long du cycle de vie du bâtiment", ajoute l'entreprise. Schneider Electric rappelle que 40 % des émissions mondiales de CO2 sont attribuées au secteur du bâtiment.

Le "pari de l'efficacité énergétique et du développement durable"

Nos résultats sont d’excellentes factures et atteignent des niveaux records dans tous les domaines”, s'était pour sa part félicité Jean-Pascal Tricoire, le PDG de Schneider Electric, lors d'un point presse mercredi 19 février, veille de la publication officielle des résultats du groupe. En 2019, le chiffre d’affaires du spécialiste français de la gestion de l’énergie et des automatismes a atteint 27,2 milliards d’euros, en croissance organique de 4,2%.

Le bénéfice net du groupe atteint lui 2,4 milliards d’euros, en hausse de 3,4%. Une performance qui continue d'être tirée par les activités de gestion de l’énergie du groupe (+5,2% de croissance organique), tandis que l’automation industrielle connaît une croissance moindre (+0,8%). Schneider Electric capitalise sur sa stratégie digitale et sur son “pari, si l’on revient 15 ans en arrière, de l’efficacité énergétique et du développement durable”, avait résumé Jean-Pascal Tricoire.

 

avec Reuters (Henri-Pierre André, édité par Blandine Hénault)

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