Schlumberger condamné pour manquement aux règles en matière de PSE

Le groupe franco-américain Schlumberger a été condamné par la justice pour manquement aux règles d’information des salariés en matière de suppressions d’emplois.

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Schlumberger condamné pour manquement aux règles en matière de PSE

Le groupe de services parapétroliers Schlumberger a été condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour avoir lancé un plan de restructuration sans information préalable auprès du comité d’entreprise a fait savoir, mercredi 25 octobre, la CFE-CGC de l’entreprise.

En juillet 2017 le syndicat de l’encadrement avait assigné en justice la direction du groupe franco-américain en lui reprochant d’avoir engagé un plan de suppression d’emplois sans cadre légal dans deux filiales du groupe : Services Techniques Schlumberger (STS) et Services Pétroliers Schlumberger (SPS).

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"En mai 2017, la direction de Schlumberger annonçait une réorganisation mondiale du groupe et, en dehors de tout contexte légal, entamait un processus de transferts de salariés vers des postes à l’international. Depuis le mois de mai 2017, des dizaines de transferts ont eu lieu", rappelle la CFE-CGC. Finalement et sans attendre la décision de justice la direction de Schlumberger avait ouvert, début octobre, la procédure officielle d’information-consultation des instances représentatives du personnel.

"Nous avons obtenu gain de cause auprès du tribunal sur tous les points que nous avions soulevés. Le droit des salariés est rétabli et il faut que la direction arrête de procéder à des reclassements à la tête du client et au mépris du code du travail, en particulier des critères d’ordre. Cela montre également à la direction qu’il lui faut respecter les procédures et les droits des élus", se félicite une représentante de la CFE-CGC.

Suppression de 300 emplois

Les deux filiales STS et SPS emploient respectivement 350 et 330 salariés. "300 emplois devraient être supprimés à parts égales entre les deux sociétés. Il s’agit de postes extrêmement qualifiés, de compétences qui quittent la France et ne reviendront pas. C’est de la très haute technologie qui est en train de partir. Les départs devraient avoir lieu au premier trimestre 2018", précise le porte-parole du syndicat des cadres.

Selon la CFE-CGC de nombreux sites seront impactés par ces deux plans sociaux, principalement en Île-de-France mais aussi en régions. Pour la STS il s’agit des établissements de Clamart (Hauts-de-Seine), de la rue Saint-Dominique à Paris et du quartier de La Défense. Pour la SPS sont concernés les sites de Clamart, de la rue Saint-Dominique à Paris, de Melun (Seine-et-Marne), de La Défense, de Montpellier (Hérault) et de Pau (Pyrénées-Atlantiques).

Patrick Désavie en Île-de-France

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