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Scandale Amesys : Bull se lave les mains

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

L’informaticien français, dont sa filiale Amesys est attaquée en justice pour avoir aidé le régime de Kadhafi à surveiller ses opposants sur le Net, fait profil bas. Pour couper court à la polémique, il a préféré se séparer discrètement de son système de surveillance d’Internet vendu à la Lybie.

Scandale Amesys : Bull se lave les mains © ep_jhu - Flickr - C.C.

Bull n’a pas fini de subir le scandale Amesys. La justice vient d’ordonner la poursuite de l’enquête pour complicité de torture en Lybie contre sa filiale spécialisée dans les solutions électroniques sensibles. Amesys est accusée par deux ONG, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH), d’avoir non seulement fourni au régime de Kadhafi du matériel d’interception massive des communications sur Internet, mais aussi de l’avoir aidé à traquer ses opposants à l’aide de ce système baptisé Eagle.

Contacté par L’Usine Nouvelle, Bull refuse d’endosser la responsabilité de l’affaire. Sa défense ? Le système Eagle a été vendu à la Lybie en 2007. Or Amesys ne fait partie du groupe d’informatique français que depuis 2010.

Pour étouffer le scandale, Bull a annoncé en mars 2012 son intention de se séparer du système Eagle qu’il considère non stratégique à son cœur de métier en matière de cyber sécurité. Depuis son rachat en 2010, Amesys, qui comptait en 2011 environ 200 personnes et un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros, est intégrée dans la division sécurité du groupe, dirigée aujourd’hui par Franck Greverie. Selon Bull, Eagle représentait à peine 0,5% du chiffre d’affaires du groupe, qui s’est élevé en 2011 à près de 1,3 milliard d’euros.

En fait, Bull a effectivement finalement cédé Eagle, mais en novembre 2012. Et l’opération a été menée dans la plus grande discrétion. D’ailleurs, le groupe dirigé par Philippe Vannier refuse de dévoiler le nom de l’acquéreur qui, semble-t-il, tient à ne pas se faire connaitre. Qui est ce mystérieux repreneur ? Cassidian, la filiale sécurité d’EADS ? Thales, le leader français de la cyber sécurité ? Ou encore une SSII française? Rien de tout cela. Il s'agirait en fait de Stéphane Salies, un ex dirigeant d'Amesys  et architecte du système Eagle, selon Robin Carcan, de Miroir Social.

Ridha Loukil

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