Saverglass pourrait renoncer à Arques

Le groupe verrier conditionne la création d'une usine de 300 salariés sur une partie du site d'Arc International dans le Pas-de-Calais à l'octroi d'une aide financière de 9,75 millions d'euros de l'Etat. Sans réponse de la part des autorités, Saverglass m

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Saverglass pourrait renoncer à Arques
Saverglass pourrait ne jamais venir à Arques (Pas-de-Calais). C'est ce vendredi 5 octobre, que le groupe devrait prendre sa décision définitive, en fonction de l'octroi ou non d'aides financières publiques.

En juillet dernier, le verrier avait annoncé l'implantation d'une nouvelle usine dès juin 2008 sur une partie du site historique d'Arc International (Quotidien des Usines 25/07/2007). Investissement annoncé : près de 80 millions d'euros sur trois ans.

Le site - d'une capacité de production de 90 000 tonnes - devrait employer près de 300 salariés dans un premier temps. « Beaucoup plus dans un second temps avec une perspective raisonnable de construction», souligne Loïc de Gromard, le président du groupe spécialisé dans les bouteilles et flacons haut-de-gamme.

Mais pour s'implanter, le groupe attend 9,750 millions d'euros d'aide. Une somme qui correspond au maximum autorisé dans le cadre européen et sur laquelle butent les collectivités locales et l'Etat. Sans ce soutien financier, Saverglass promet d'aller concrétiser son projet ailleurs : en Angleterre, en Belgique ou aux Etats-Unis.

« Par rapport aux autres sites que nous avons étudié, s'installer à Arques est plus coûteux et surtout moins immédiat. Nous sommes prêts à consentir des efforts pour faire en France mais cela ne peut se faire dans n'importe quelle condition », souligne Loïc de Gromard.

Une réunion a été organisée en milieu de semaine dernière au ministère de l'Ecologie à Paris. Faute d'engagements concrets, Saverglass a donné à l'Etat et aux collectivités jusqu'à demain dernier délai pour avancer leurs propositions.

Du côté des élus locaux, on rejette la faute sur l'Etat. « Aucune précision financière n'a été donnée, on nous dit que les caisses sont vides. Mais nous réclamons une égalité de traitement. Pour revitaliser Calais, 10 000 euros ont été accordés par l'Etat à chaque emploi créé. Là, on ne promet que 2 000 euros d'aide par poste », regrette Michel Lefait, le député (PS) de la circonscription. Environ 8 des 9,75 millions d'euros d'aides demandées par Saverglass auraient été réunis pour le moment. Insuffisant.

Si le projet ne devait pas se faire, les conséquences risquent d'être lourdes pour la région, prévient le député. « La restructuration d'Arc International a déjà fait perdre 2 600 emplois dans le bassin. 1 300 autres doivent disparaître en 2008. Ce projet nous garantissait 250 emplois sans parler des retombées sur les entreprises locales et l'attractivité qu'il représente pour d'autres sociétés. C'est énorme », affirme-t-il.

Solène Davesne

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