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Sauvetage DÉSIGNÉ POUR REDRESSER FRANCE TÉLÉCOMLe gouvernement nomme l'ancien P-DG de Thomson Multimédia à la tête de l'opérateur français. Un choix lié à la réputation de redresseur d'entreprises de Thierry Breton et à son expérience dans la gestion des grands groupes publics.

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Sauvetage

DÉSIGNÉ POUR REDRESSER FRANCE TÉLÉCOM

Le gouvernement nomme l'ancien P-DG de Thomson Multimédia à la tête de l'opérateur français. Un choix lié à la réputation de redresseur d'entreprises de Thierry Breton et à son expérience dans la gestion des grands groupes publics.



Un cours de bourse en chute libre, un endettement de 70 milliards d'euros, des banques aux aguets et des salariés traumatisés : Thierry Breton ne va pas avoir la tâche facile. Nommé hier par le conseil des ministres, le nouveau P-DG de France Télécom prend la tête d'une société en crise, dont il s'agit d'élaborer rapidement un plan de redressement. Pour mener à bien cette tâche titanesque, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin n'a pas cherché " midi à quatorze heures ". L'ancien P-DG de Thomson Multimédia a très vite fait figure d'incontournable. Car il a les qualités et le parcours ad hoc pour rassurer les marchés. Sa réputation de redresseur d'entreprises joue tout d'abord pour lui. Lorsqu'il arrive chez Thomson Multimédia en 1997, la société est au plus bas. Elle vient de perdre 3 milliards de francs l'année précédente. Cinq ans plus tard, le groupe d'électronique grand public dégage 474 millions d'euros de résultat net et a effectué, sous sa houlette, un virage vers les technologies numériques destinées aux professionnels. Deuxième qualité : la rapidité. D'ici à fin octobre, le nouveau P-DG de France Télécom devra présenter un plan de redressement de l'opérateur, qui prenne en compte les inquiétudes des marchés financiers, les contraintes budgétaires du gouvernement et le statut de fonctionnaires de la vaste majorité de ses salariés. Une tâche pour le moins difficile. Mais Thierry Breton est capable d'intégrer une grande quantité d'informations tout en allant très vite. " Lorsqu'il était chez Bull, la décision de vendre Zenith Data Systems à Packard-Bell s'est prise à la veille de Noël 1995. Deux jours après, il était dans un avion pour rencontrer Benny Alagem, le P-DG de Packard-Bell, " se souvient un ancien du groupe informatique. Cette vitesse d'exécution se retrouve d'ailleurs dans sa vie privée. Lorsque, en 1993, Thierry Breton et Christian Blanc décident d'écrire ensemble " Le Lièvre et la Tortue ", un ouvrage sur les atouts de la France, les deux hommes s'isolent avec leurs familles dans un coin du Mexique. Mûri en cours d'année par de longues conversations, l'ouvrage est écrit en à peine huit jours. Troisième point fort de l'homme pour démêler les fils du problème France Télécom : ses qualités de négociations. Lors de son passage chez Bull, Thierry Breton a réussi à faire entrer Motorola au capital de la société, à augmenter la participation de NEC et à maintenir celle de France Télécom. " C'est un remarquable négociateur ", soulignait Jean-Marie Descarpentries, ancien P-DG de la société. Même efficacité chez Thomson Multimédia, où l'homme obtient successivement l'entrée d'Alcatel, de Microsoft, de NEC et de DirecTV dans le capital du groupe. Qui plus est, Thierry Breton connaît très bien le fonctionnement complexe des entreprises publiques. Il a successivement mené les privatisations de Bull comme de Thomson Multimédia. " Il maîtrise très bien les réseaux politiques ", se souvient-on chez l'informaticien français. Pas étonnant donc que Thierry Breton ait multiplié les rencontres avec le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, et le ministre de l'Economie, Francis Mer. L'homme entend en effet assurer sa succession à la tête de Thomson Multimedia et se donner le maximum de marge de manoeuvre chez France Télécom, avant d'élaborer le plan de sauvetage de l'opérateur français. Une sage précaution avant de s'attaquer à un objectif aussi périlleux.



SES TROIS PRIORITÉS

Trouver rapidement des liquidités pour faire face à des échéances de paiement de 15 milliards d'euros en 2003.

Réduire l'endettement de l'opérateur de télécommunications français à des niveaux acceptables.

Infléchir la stratégie de développement du groupe et élaborer un programme de réduction des coûts qui rassure les investisseurs.

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