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Sarkozy promet des investissements à Gandrange

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En visite éclair ce matin sur l'aciérie mosellane d'ArcelorMittal, menacée par la suppression de 595 emplois sur 1 000, Nicolas Sarkozy a promis qu'il reviendrait sur le site dés qu'une solution sera trouvée.

Sarkozy promet des investissements à Gandrange

L'Etat sera-t-il le sauveur providentiel de Gandrange ? Ce matin, le président de la République s'est rendu sur le site sidérurgique d'ArcelorMittal en Moselle, à l'invitation des représentants syndicaux. Une visite éclair de 45 minutes, avant de poursuivre son voyage en Roumanie.

Devant les quelque 400 salariés de l'usine venu l'accueillir, Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté de sauver le site et assuré que l'Etat « était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires (...)  quel que soit le propriétaire car notre objectif c'est de garder des usines ouvertes en France ».

Ces investissements, précise le chef de l'Etat, pourront concerner « les machines » mais aussi « la formation des 300 jeunes » embauchés au cour des deux dernières années.
« Je préfère investir pour maintenir l'outil de production plutôt que de payer de l'argent pour garder les gens chez eux, en préretraite ou au chômage », a encore affirmé Nicolas Sarkozy.

La politique industrielle est revenue depuis deux semaines en tête de l'agenda présidentiel. Après l'annonce de la suppression de 595 emplois sur 1000 sur le site ArcelorMittal de Gandrange, le chef de l'Etat a reçu tour à tour Lakshmi Mittal, le patron du groupe sidérurgique, et les représentants syndicaux. A l'issue de cette rencontre, Lakshmi Mittal avait accepté de geler jusqu'en avril son plan de restructuration pour donner le temps aux partenaires sociaux pour présenter leur contre-propositions.

Une nouvelle réunion sera organisée à l'Elysée entre les syndicats et le cabinet d'experts Syndex, chargé par les salariés d'élaborer des contre-propositions pour le maintien de l'activité du site « dés que l'expert (...) aura rendu son rapport », a assuré encore Nicolas Sarkozy. « Je reverrai vos syndicats fin mars, début avril et je reviendrai dans l'usine pour annoncer la solution qu'on aura trouvée », a promis le chef de l'Etat. 
 
Concernant un autre plan de restructuration en cours - celui de la fermeture de l'usine Kléber à Toul (Meurthe-et-Moselle) - par le groupe Michelin, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il recevrait prochainement les syndicats avant de se rendre sur place également. Il doit s'entretenir demain avec le président de Michelin Michel Rollier.

Une réunion devrait être organisée prochainement par le chef de l'Etat sur la question des restructurations industrielles. Son objectif : instaurer une « logique beaucoup plus proactive consistant à anticiper » plutôt que « subir les dossiers au fur et à mesure où ils sortent », selon le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez.

Solène Davesne, avec agences

 

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