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Sarkozy au Maroc : le TGV à la rescousse du Rafale

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Le président de la République s'apprête à signer une "quinzaine" de contrats lors de sa visite officielle au royaume chérifien. Si le TGV doit rafler la mise, le Rafale de Dassault semble définitivement hors-jeu.

Sarkozy au Maroc : le TGV à la rescousse du Rafale

Nicolas Sarkozy endosse le costume de VRP. Le président de la République entame aujourd'hui une visite officielle au Maroc de trois jours, pendant laquelle « une quinzaine » de contrats devraient être signés. « Mon ambition est de construire avec le Maroc une coopération de défense et d'armement qui soit à la hauteur de notre partenariat politique. Ma visite devrait permettre d'avancer dans cette direction », a-t-il expliqué dans une interview au journal marocain Assabah de lundi.

Premier dossier, le Rafale. A la question de savoir si le président français fera des « efforts pour le placer (le Rafale) au Maroc », M. Sarkozy a souligné qu'il est un « remarquable avion de toute dernière génération » et qu'il est « désireux de proposer au Maroc le meilleur de notre savoir-faire ». En attendant, un plan B serait en place pour essuyer l'échec de l'avion de combat de Dassault, écarté au profit de F16 américains d'occasion. Il consisterait en la livraison, pour 500 millions d'euros, d'une frégate polyvalente FREMM de la DCNS à la marine marocaine.

Autre contrat, celui-ci plus certain, le TGV. Le groupe Alstom, représenté sur place par son P-DG, Patrick Kron, devrait lui signer un accord pour la construction d'une ligne reliant Tanger (nord) à Marrakech (sud), distantes de plus de 500 km. La première tranche porterait sur un montant d'environ 1,8 milliard d'euros pour un projet total évalué à 3 milliards et une mise en service prévue entre 2012 et 2015.

Une déclaration d'intention sur la coopération entre les deux pays dans le nucléaire civil et sur la construction de la centrale nucléaire de Safi (350 km au sud de Rabat sur la côte Atlantique) devrait, par ailleurs, être signée lors de cette visite. Des discussions sur la vente d'Airbus monocouloir seraient enfin en cours. Soixante-dix patrons et hommes d'affaires font partie de la délégation présidentielle.

Philippe Roger

Rafale : chronique d'un échec annoncé

Sauf coup de théâtre, Nicolas Sarkozy ne reviendra pas de son déplacement au Maroc avec le premier contrat à l'exportation de l'avion de chasse produit par Dassault. Rabat n'a encore rien annoncé mais la presse, tant marocaine que française, affirme déjà que le Maroc a déjà choisi les F-16 américain d'occasion de Lockheed Martin plutôt que l'avion français. En cause ? Le coût supérieur de l'appareil français -100 millions d'euros l'unité- vendu dans un dispositif d'exportation confus, mais surtout un avion « très sophistiqué et difficile à vendre », de l'aveu même du ministre de la Défense, Hervé Morin. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un échec retentissant, tant ce contrat paraissait gagné d'avance. Début 2006, le roi Mohammed VI fait part à Jacques Chirac de sa volonté de renouveler une partie de la flotte de l'armée de l'air marocaine. Il est alors catégorique : ce sera du made in France. Raté.

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