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SAP veut tripler la taille de son cloud d’ici à 2023

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Porté par le boom de son cloud, le numéro un mondial des logiciels de gestion d’entreprise SAP révise à la hausse ses objectifs pour 2020. Et il ambitionne désormais de plus que tripler son chiffre d’affaires dans le cloud d’ici à 2023.

SAP veut tripler la taille de son cloud d’ici à 2023
Bill McDermott , PDG de SAP, veut forcer la cadence dans le cloud
© SAP

SAP accélère sa transformation. L’éditeur allemand, numéro un mondial des logiciels de gestion d’entreprise, devant Oracle, Microsoft, Salesforce et IBM, revoit à la hausse, pour la deuxième fois depuis 2017, ses objectifs pour 2020. Il vise désormais un chiffre d’affaires de 28,6 à 29,2 milliards d’euros, dont 8,6 à 9,1 milliards d’euros dans le cloud, contre 28 à 29 milliards de d’euros dont 8 à 8,5 milliards d‘euros dans le cloud prévus auparavant.

Le cloud : 20,2% du chiffre d'affaires total

Ce sont les bons résultats dans le cloud qui amènent Bill McDermott, PDG de l’entreprise depuis mai 2014, à forcer la cadence. Le groupe, qui emploie 96 500 personnes dans le monde, termine l’année 2018 avec un chiffre d’affaires dans le cloud (et les services de support associés) de 5 milliards d’euros, en bond de 32% par rapport à 2017. Ce modèle représente 24,3 % de l’ensemble de ses ventes de logiciels et services de support associés, contre 20% en 2016. Il pèse désormais 20,2% du son chiffre d’affaires total de 24,7 milliards d’euros, contre 13,6% deux ans auparavant. La part du chiffre d’affaires récurrent atteint 65%, contre 61% en 2016.

La cannibalisation des activités traditionnelles par le cloud se ressent à peine. Les ventes classiques de logiciels en licence et services de support associés n’ont baissé que de 1%. Ni le bénéfice d’exploitation ni le bénéfice net ne souffrent de cette transition connue pour être extrêmement délicate sur le plan financier. Ils augmentent respectivement à 5,7 et 4,1  milliards d’euros, contre 5 et 4 milliards d’euros en 2017.

Conforté par ces performances, Bill McDermott se fixe un nouveau cap : plus que tripler le revenu du cloud sur les cinq ans à venir, pour atteindre un chiffre total d’environ 35 milliards en 2023 et porter la part du chiffre d’affaires récurrent à plus de 80% la même année. SAP va néanmoins se réorganiser, avec le départ annoncé de plus de 4000 salariés.

Défié par Salesforce

Défié par le californien Salesforce, qui veut le détrôner avec un modèle natif cloud dans les logiciels de gestion d’entreprise, SAP est engagé dans une course dont l’enjeu va au-delà de la défense de son titre de leader mondial des ERP. Il en va aussi de son avenir dans des secteurs en forte croissance comme le big data, l’Internet des objets ou l’industrie 4.0.

Selon le cabinet Synergy Research, SAP se classe cinquième mondial dans le logiciel à la demande (SaaS pour Software as a service), derrière les américains Microsoft, Salesforce, Adobe Systems et Oracle. Pour 2019, il table sur un chiffre d’affaires de 6,7 à 7 milliards d’euros dans le cloud.

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