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SAP réduit la voilure et gonfle ses bénéfices

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L’éditeur réalise un bénéfice en hausse de 12% pour son troisième trimestre fiscal, dopé par le support et Business Objects. L’éditeur réduit ses coûts d’exploitation, mais se dit prêt à racheter des entreprises.

SAP réduit la voilure et gonfle ses bénéfices © DR

Pour son troisième trimestre fiscal 2009, SAP a réalisé un chiffre d'affaire de 2,5 milliards d'euros, en réduction de 9 % par rapport au même trimestre de 2008, mais en contrepartie l’éditeur affiche un bénéfice net de 435 millions d’euros en croissance de 12 %. Reste que l’éditeur Allemand a quasiment doublé ses liquidités par rapport à 2008 à 3,04 milliards d’euros. Pour obtenir ce résultat, SAP a pour la première fois depuis sa création en 1972 réalisé un plan de départ volontaire. 48 500 personnes resteront après le départ des 3000 volontaires fin 2009 dont 39 en France (sur un effectif total de 1600 personnes).

Résultat « Nos coûts d’exploitation ont fondu de 11% », constate Pascal Rialland, directeur général de SAP France. Dans l’hexagone, l’éditeur affiche 520 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2008 (510 millions au Japon, 550 millions en Angleterre).

Business Objects, facteur de rentabilité

Pour accroître sa rentabilité, SAP  fait feu de tous bois, à commencer par le récurrent généré par la maintenance :  « L’effet « parc installé », va continuer à jouer en 2010 », précise ainsi Pascal Rialland. Ces interventions de maintenance se concentrera sur des applications spécifiques ou critiques. L’éditeur compte aussi sur des travaux de paramétrage ou d’intégration avec d’autres logiciels apporteront, pour contribuer au chiffre d’affaires. Bonne nouvelle, « En France, après un premier trimestre atone, les PME (des entreprises, dont le chiffre d’affaires se situe entre 100 et 500 millions d’euros), reprennent fortement l’investissement, se réjouit Pascal Rialland.  Dans des projets comme la gestion de la chaîne logistique ou la gestion des stocks par exemple. Quant aux grandes entreprises, elles continueront leurs prévisions d’investissement inscrites dans le budget 2009. »

« Les directeurs financiers ont repris la main sur leur pilotage en 2009 »

Avec la crise, les stratégies d’achats des entreprises se modifient. Au lieu de prendre une multitude de modules en une fois,  « Maintenant elles achètent au fil du temps, le juste nécessaire pour la mise en place d’une application », constate Pascal Rialland.
Autre changement : l’essentiel du revenu de SAP ne provient plus de son PGI (progiciel de gestion intégré) phare, mais de son offre périphérique. A commencer par les outils décisionnels issus de Business Objects. Ces outils apportent à la filiale française 60% de ses revenus. Les produits d’aide à la décision, de pilotage d’entreprise, ont le vent en poupe, notamment ceux de pilotage financier. Pour Pascal Rialland : « La crise a changé le rapport de force dans les entreprises. Les directeurs financiers ont repris la main sur leur pilotage en 2009. Nous avons d’ailleurs, et c’est la seule réduction de prix que nous avons effectué, diminué le prix de notre solution de pilotage financier destinée aux PME, qui était mal positionnée sur le marché. »

Le long chemin vers le Saas

Pascal Rialland compte aussi sur le Saas (Software as a service), illustré chez SAP par la solution Business ByDesign, pour croître et y dédie 3000 de ses 15 000 développeurs. Mal adapté aux applications stratégiques et critiques, le SaaS apporte en contrepartie une facilité de mise en œuvre pour les applications périphériques. La R&D dont un des missions est aussi de réduire le ratio achat/intégration, encore d’un facteur 5 ou 6. Autrement dit, pour 10 euros de logiciels, le client paiera 60 euros de frais d’intégration.

Bien évidemment la croissance externe fait partie des options envisagée :  « Nous regardons avec attention les start-up, très innovantes dans des domaines ciblés qui nous intéressent, comme les télécoms, la banque et les assurances ou la vente de détail… », conclut Pascal Rialland.

Mirel Scherer

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