Electronique

SAP et son Club d'utilisateurs signent officiellement l'armistice

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Pour fêter ses vingt ans, l'USF, le Club des utilisateurs SAP francophones, a tenu à mettre derrière lui le bras de fer qui l'a opposé à SAP l'an dernier. L'heure n'est plus à la levée de boucliers sur la hausse des tarifs de maintenance de l'éditeur, même si, dans les faits, pas grand chose ne semble avoir évolué pour l'instant.

« Nous sommes réunis avec notre cher éditeur. Nous ne sommes pas fâchés et nous dialoguons régulièrement », a insisté Jean Leroux, président du Club des utilisateurs SAP francophones (USF) et DSI d'Aelia, lors d'une conférence de presse organisée à Paris le 14 octobre pour l'ouverture de la convention annuelle de l'USF. Pour un peu on en aurait presque oublié les incessantes querelles qui opposent les associations d'utilisateurs de progiciels SAP à l'éditeur depuis juillet 2008. Date à laquelle ce dernier a annoncé son intention de relever de 17 à 22% les taux des contrats de maintenance de ses clients sur ses progiciels (très mal perçue, cette hausse, qui devait être échelonnée jusqu'à 2012, sera finalement étalée jusqu'en 2015 pour les clients existants).

L'âge de maturité

Aux côtés de Pascal Rialland, directeur général de SAP France, Jean Leroux n'a pas lésiné pour signaler la fin des hostilités. Il a martelé sa volonté d'engager un « dialogue constructif » avec SAP, dans un esprit de « respect mutuel », puis il a fait état d'un « programme de benchmark de certains processus métiers dans les systèmes d’information » et d'un « projet de charte » visant à « recadrer » et à « rétablir le dialogue entre l'USF et l'éditeur ». Ladite charte devrait, selon lui, permettre de « mieux coordonner la communication » de l'association française et du réseau international Sugen (SAP User Group Executive Network) dont elle fait partie.

Quid de la défense des utilisateurs ? « Si nous ne sommes pas d'accord avec SAP, nous le disons, comme l'actualité 2009 a pu l'illustrer », a ajouté Jean Leroux, affirmant que l'association « restera vigilante » sur des « sujets de crispation » comme Enterprise Support.

De nombreux doutes subsistent

Elle a du pain sur la planche... En contrepartie de la hausse des tarifs de maintenance, SAP s'est en effet engagé à mesurer – sur la base d'indicateurs définis avec le Sugen - l'abaissement des coûts d'exploitation de ses produits, induite, selon l'éditeur, par l'application de son nouveau programme « Enterprise Support ». L'association espère recueillir les premiers indicateurs issus de ces travaux d'ici novembre.

Et les tarifs ne sont pas la seule zone d'ombre sur laquelle l'USF - qui fête cette année ses vingt ans d'existence – sera amenée à se pencher prochainement. Parmi les questions les plus épineuses, il y a le devenir de l'offre de décisionnel de Business Objects, rachetée par SAP fin 2007. La grande question : « Business Objects arrive, comment on l'intègre ? Qu'est-ce qu'on fait avec BW ? », l'offre « historique » de décisionnel de SAP.

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