Sans l'affirmer, PSA prépare les conditions d'un rapprochement

Le constructeur automobile  français se refuse toujours à tout commentaire sur un partenariat renforcé avec l'américain General Motors. Il pose néanmoins des jalons pour de nouvelles coopérations.

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Sans l'affirmer, PSA prépare les conditions d'un rapprochement

L'annonce d'une montée de capital et d'une prise de participation mardi 28 février n'y changent rien, PSA Peugeot Citroën conserve le silence sur une éventuelle alliance avec General Motors. Mais le constructeur français esquisse par petites touches des pistes sur un futur partenariat. Et l'un des domaines-clés pourrait être la technologie hybride.

La réglementation impose des normes de plus en plus draconiennes en matière d'émissions de CO2, une évolution réglementaire couplée aux exigences des conducteurs côté consommation. "La moitié des efforts de R&D du groupe sont aujourd'hui des dépenses pour réduire les émissions de CO2 et les polluants. Il faut pouvoir partager ces coûts d'investissements. Les effets d'échelle et de volume sont nécessaires sur ces technologies", souligne Guillaume Faury, Directeur recherche et Développement chez PSA.

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Le groupe lance cette année la commercialisation de sa technologie Hybrid4, un système qui associe un moteur Diesel 2.0 HDi de 163ch à un moteur électrique de 37ch placé sur l'essieu arrière du véhicule. L'Hybrid4 a nécessité 500 millions d'euros d'investissements, pour quatre modèles (3008 Hybrid4, 508 RXH, Citroën DS5 et 508 Hybrid4), étalés sur plusieurs années, un coût uniquement supporté par PSA.

Le groupe a depuis fondé BMW Peugeot Citroen Electrification avec le constructeur bavarois pour développer des composants pour les véhicules hybrides comme la chaîne de traction électrique. S'il partage ici ses coûts de R&D comme de production, PSA laisse la porte grande ouverte à une collaboration avec d'autres partenaires.

Une rencontre avec les salariés d'Opel

"La joint-venture avec BMW est aujourd'hui une joint-venture PSA-BMW. Mais dans le futur, nous pourrions commercialiser des éléments à d'autres constructeurs. L'option est ouverte", envisage Guillaume Faury. Le directeur précise cependant que cet élargissement devra se faire avec l'avis des partenaires de chaque coopération.

Développé avant l'accord avec BMW, le module électrique du système Hybrid4 pourrait aisément être transposé sur des véhicules d'autres marques. Il est placé sur l'essieu arrière, à la place de la roue de secours, avec une petite batterie, nichée dans le coffre.

Le dispositif fonctionne ensuite de concert avec le moteur thermique, ici avec un bloc HDi. Il pourrait aussi être couplé avec un bloc essence, puisque son installation ne demande qu'une adaptation de la plateforme du véhicule.

Cette nouvelle combinaison est déjà à l'étude. "Nous préparons une solution hybride rechargeable avec une motorisation essence pour la Chine. Des discussions sont en cours avec nos partenaires chinois, dans nos joint-ventures et avec le gouvernement", a confié Guillaume Faury, relançant un projet de motorisation hybride essence abandonnée il y a quelques mois. PSA n'a cependant pas donné de calendrier pour l'arrivée sur le marché de cette technologie hybride essence.

De leur côté, face à l'absence de réponse de leur direction sur une possible alliance avec General Motors, les employés du groupe commencent à s'organiser. De source syndicale, une rencontre avec les organisations de salariés d'Opel est programmée dans les prochaines semaines. En cas de rapprochement PSA-GM, le constructeur allemand serait au cœur des discussions industrielles.

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