Sanofi soupçonné de faire du "ranking forcé"

Selon Force ouvrière, le laboratoire pharmaceutique français aurait demandé à certains de ses managers de procéder à un classement de ses salariés selon des quotas prédéfinis. Cette pratique de "ranking forcé" est illicite en France.

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Sanofi soupçonné de faire du

"Rank & yank" (classer et virer). Cette pratique, utilisée plutôt aux Etats-Unis, consiste à évaluer et classer les salariés, de plus au moins performants, avec des quotas imposés. Cette distribution fixée à l’avance (20% très performants, 70% efficaces et 10% pas performants par exemple) permet de gérer la masse salariale.

Selon une enquête de France Info, c’est ce dont serait soupçonné le laboratoire pharmaceutique français Sanofi. Le syndicat FO accuse la direction du groupe d’avoir décidé par avance d’un pourcentage d’évaluations négatives. Dans les entreprises qui ont recours à ce type de pratiques, les directives sont généralement orales. Mais France Info publie une copie d’écran d’un e-mail envoyé par le directeur du département informatique-monde de Sanofi à ses collaborateurs directs dans lequel il leur demande d’identifier 10% de salariés non-performants.

"Jusqu'alors, les plans sociaux semblaient suffire à la direction générale pour faire partir les salariés dans un cadre légal et négocié. Aujourd'hui, on constate qu'elle a trouvé un nouvel outil de gestion du personnel, qui lui permet de se séparer de salariés à un coût bien moindre. Entre un plan social amorti en 18 mois et un licenciement amorti en une journée, le choix semble être vite fait", argumente Pascal Lopez, délégué syndical central Force ouvrière chez Sanofi Aventis Groupe, interrogé par France TV Info. Le système de quotas permettrait aussi à Sanofi, selon ce syndicaliste, de se séparer de personnes qui ne peuvent pas partir dans le cadre du plan de départs, volontaires en cours.

Le groupe pharmaceutique a immédiatement démenti avoir sous-évalué certains de ses collaborateurs pour les licencier plus facilement.


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