Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Sanofi rapatrie à Tours des productions américaines

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Le groupe a investi 25 millions d’euros pour produire deux médicaments, qui étaient jusqu’alors fabriqués à Kansas City. Une décision rare, qui permet au site de conserver ses emplois et de monter en gamme.

Sanofi rapatrie à Tours des productions américaines © D.R. - Leem

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

La nouvelle est suffisamment rare, en ces temps de restructuration pour l’industrie pharmaceutique, pour être soulignée. Le site de production de Sanofi à Tours (Indre-et-Loire) fabriquera d’ici quelques semaines deux produits qui étaient jusqu’alors produits aux Etats-Unis, dans l’usine du groupe à Kansas City (Missouri). Le site américain, spécialisé dans les formes sèches, fermera ses portes à la fin de l’année, touché par l’arrivée de génériques, des copies à bas-coûts de ses produits qui entraînent généralement une chute massive de leurs ventes.

Un site spécialisé dans les comprimés complexes

"Un rapatriement de la production vers la France est très rare", précise à usinenouvelle.com Alain Peychaud, vice-président du groupe, en charge des affaires industrielles. Tours, qui produit des comprimés et gélules complexes (à libération programmée notamment) a donc dû mettre les moyens pour accueillir le traitement cardiovasculaire Cardizem et surtout l’antihistaminique Allegra (commercialisé en France sous le nom de Telfast), dont les marchés principaux sont les Etats-Unis et le Japon.

Produire moins cher qu’au Brésil grâce au lean

Sanofi a investi une quinzaine de millions d’euros dans de nouveaux équipements (comme un atelier de fabrication de micro-granules), et une dizaine de millions d’euros pour revalider le produit auprès des autorités sanitaires. "Cette décision prouve que l’on peut être compétitifs sur un plan économique et social, avec un coût salarial certes plus élevé mais une forte culture de la performance, estime Alain Peychaud. A Tours, nous arrivons ainsi à produire moins cher que dans des pays comme le Brésil !" Le fruit, également, de la démarche lean implantée sur le site depuis deux ans, avec une organisation par ligne de produits (grands volumes, produits complexes et micrograins) plutôt que par métiers.

340 emplois maintenus

Si le site a autant investi pour produire Allegra, c’est que ce produit connaît une seconde vie depuis que les autorités américaines ont autorisé, en 2011, à ce qu’il ne soit plus vendu sur ordonnance. Premier traitement contre les allergies aux Etats-Unis, il est ainsi désormais en vente libre dans les pharmacies, les épiceries, les supermarchés et les boutiques spécialisées dans tout le pays.
A Tours, son arrivée permettra à l’usine de maintenir ses 340 emplois. Car avec la concurrence des génériques de l’hypertenseur Aprovel, un des principaux médicaments qu’elle fabriquait, elle aurait dû connaître une importante baisse d’activité. Grâce à la relocalisation, 70 % de ses capacités seront désormais utilisées. Sur ce site créé en 1967, 80 % des 2,5 milliards d’unités produites chaque année sont exportées.

Gaëlle Fleitour

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle