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L'Usine Santé

Sanofi peut-il se faire une place dans la lutte contre le cancer ?

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

En annonçant jusqu’à potentiellement plus d'un milliard d’euros d’investissements dans des collaborations pour des anticancéreux, le laboratoire français Sanofi veut se faire une place dans l’oncologie. Un marché déjà très concurrentiel.

Elle fait partie des priorités stratégiques données, lors de sa première intervention à la tête du groupe en novembre dernier, par Olivier Brandicourt, le patron de Sanofi. L’oncologie (la lutte contre les cancers) est un des domaines dans lequel le laboratoire pharmaceutique français doit se renforcer. Quitte à casser sa tirelire, comme le présagent deux annonces du lundi 11 janvier.

La concrétisation du discret projet Sunrise

L’une est la concrétisation d’un projet d’externalisation de sa recherche mené discrètement en interne depuis quelques années. Il avait été initié sous Chris Viehbacher, le précédent patron de Sanofi, comme l’avait révélé L’Usine Nouvelle. Nom de code : Sunrise. Cette initiative avait donné naissance dès 2012 à une première start-up, Warp Drive Bio, financée par Sanofi et les fonds d’investissement Third Rock et Greylock Partners.

Depuis, cette biotech basée aux Etats-Unis a développé de nouveaux agents anticancéreux et antibiotiques qui intéressent Sanofi. Ensemble, ils viennent donc d’annoncer un accord de recherche et de licence - si des médicaments allaient jusqu’au stade de la commercialisation - avec des paiements d'étape pouvant atteindre les 750 millions de dollars (686,8 millions d'euros).

Le marché prometteur de l'immuno-oncologie

Au même moment, le Français renforce sa collaboration avec la biotech marseillaise Innate Pharma. Il pourrait ainsi payer jusqu’à 400 millions d’euros, en fonction des étapes de développement de projets sur des anticorps thérapeutiques novateurs contre le cancer.

La technologie d’Innate Pharma, qui cible le système immunitaire pour tuer les cellules cancéreuses, appartient au domaine très prometteur de l'immuno-oncologie. Ce marché pourrait atteindre 33 milliards de dollars à l'horizon 2022 selon certains experts. Sanofi s’y était déjà renforcé l’an dernier, en multipliant des accords de recherche ou licence avec des entreprises étrangères : Evotec et Apeiron Biologics, BioNtech…

Mais le groupe pharmaceutique français, numéro quatre mondial en termes de chiffre d’affaires, ne fait pas encore partie des géants de la lutte contre le cancer. Dans l’immuno-thérapie, il doit faire face à l’avance des laboratoires britannique AstraZeneca et américain Bristol-Myers Squibb, déjà partenaires d’Innate Pharma. Plus globalement, il doit affronter les moyens colossaux dépensés dans l’oncologie par les suisses Roche, leader mondial des traitements du cancer, et Novartis, numéro un mondial de la pharmacie. Mais Sanofi est prêt à mettre le prix pour tenter de rattraper son retard. Il vient de le démontrer ce lundi 11 janvier.

Gaëlle Fleitour

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