L'Usine Santé

Sanofi : les syndicats satisfaits de l'éviction de Chris Viehbacher

Elodie Vallerey , , , ,

Publié le , mis à jour le 29/10/2014 À 12H41

Le 29 octobre, le conseil d'administration du groupe pharmaceutique français Sanofi a acté l'éviction de Chris Viehbacher du poste de directeur général. Echaudés par des mois de contestation des plans de restructuration mis en oeuvre par le dirigeant germano-canadien, les représentants syndicaux du groupe ne cachent pas leur satisfaction, avides d'un changement radical dans la direction de l'entreprise... et dans sa stratégie.

Sanofi : les syndicats satisfaits de l'éviction de Chris Viehbacher © RLBD

La rumeur courait depuis plusieurs semaines en interne et depuis quelques jours plus publiquement. Le 29 octobre, le conseil d'administration du groupe pharmaceutique français Sanofi a acté l'éviction de son directeur général Christopher Viehbacher, en poste depuis près de six ans.

Une décision qui déstabilise l'une des plus grosses capitalisations boursières du Cac 40 mais qui contente les représentants des salariés de la "big pharma", contactés par L'Usine Nouvelle.

"Changer de directeur général, c'est bien, changer de stratégie, c'est mieux"

"On n'est pas mécontents qu'il s'en aille, commente ainsi Alain Bedos, délégué syndical central CFE-CGC et représentant du comité d'entreprise européen, rappelant les nombreux plans d'économies et de restructuration mis en oeuvre par le directeur général ayant fragilisé les activités du groupe en France. On se demande néanmoins qui pourra le remplacer, et si ce ne sera pas pire..."

"On ne va pas pleurer le départ de Viehbacher, abonde Thierry Bodin, coordinateur CGT au sein du groupe, mais cette décision aura de l'importance si elle traduit un changement dans la stratégie de l'entreprise. Changer de directeur général, c'est bien, changer de stratégie, c'est mieux !"

Et d'espérer que l'éviction de Chris Viehbacher "ne soit pas qu'une question d'ego entre membres du conseil d'administration mais qu'elle accompagnera une prise de conscience et un arrêt des plans de restructuration".

Elodie Vallerey

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