Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Sanofi fait le pari de l’hydrocortisone

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Enquête

Sanofi fait le pari de l’hydrocortisone
Le groupe Sanofi investit 150 millions d’euros en France pour produire plus d’une centaine de tonnes d’hydrocortisone par biologie de synthèse.

Ce n'est pas une première ! Pour concevoir un procédé industriel de fabrication d’artémisinine synthétique, Sanofi a investi, entre 2007 et 2012, pas moins de 15 millions d’euros. L’artémisinine est la base des médicaments contre le paludisme. Une innovation récompensée en septembre 2012 par le prix Pierre Potier. Mais le groupe pharmaceutique français travaille sur un projet encore plus ambitieux. « Nous investissons 150 millions d’euros en France pour produire, dans les années à venir, plus d’une centaine de tonnes d’hydrocortisone par biologie de synthèse », confie Francis Carré, le vice-président chimie et biotechnologies de Sanofi.

Face à la concurrence internationale, et notamment asiatique, le groupe devait innover pour trouver des voies nouvelles de production de ce stéroïde à des coûts compétitifs. Sanofi a donc élaboré une fermentation par levure, qui remplace une hémisynthèse chimique de huit étapes. « La biologie moléculaire permet de produire à des stades plus avancés, estime Francis Carré. Il suffit d’isoler et de purifier les substances fabriquées par ces micro-organismes, et l’on obtient de la matière première dont on pourra tirer des sels de cortisone et une cinquantaine de molécules, parmi lesquelles des corticoïdes. On essaie ainsi de se rapprocher au maximum de la molécule finale. » Ce nouveau type de production sera réalisé sur les sites de Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime), où sont actuellement installés six fermenteurs géants, et Vertolaye (Puy-de-Dôme) pour la partie purification et les étapes de synthèse.

Il faudra se montrer patient : le projet industriel ne devrait pas aboutir avant 2015 ou 2016. « C’est une opération ambitieuse et un défi technique majeur », reconnaît Francis Carré. Son équipe peaufine encore la mise au point du procédé, mais prépare déjà son enregistrement auprès des autorités sanitaires du monde entier. Quant aux autres projets étudiés par Sanofi en biologie de synthèse, secret défense. « Pour des entreprises comme la nôtre, l’enjeu est de fournir des produits existants à des coûts accessibles par toutes les populations. Cela suppose de développer des procédés innovants », indique Francis Carré. Qui n’exclut pas non plus d’utiliser la biologie de synthèse pour avancer dans la production de nouvelles substances.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle