Sanofi-Aventis se voit en sauveur de Genzyme

Le conseil d'administration de Genzyme a rejeté à l'unanimité l'offre de rachat de Sanofi. Le laboratoire français menace de lancer une OPA hostile.

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Sanofi-Aventis se voit en sauveur de Genzyme

Depuis 2009, Genzyme subit d'importants problèmes de production. Un virus détecté dans un des bio-réacteurs bloque la production des médicaments principaux de la biotech. Dans une interview aux Echos, Chris Viehbacher affirme que Sanofi peut aider à résoudre ces problèmes. "Nos compétences et nos moyens peuvent être utiles à Genzyme." Si les moyens dont dispose Sanofi sont indéniablement supérieurs à ceux de Genzyme, l'expertise technique est moins évidente: le virage de Sanofi vers les biotechs date de seulement quelques années, quand Genzyme y travaille depuis plus de vingt ans.

Chris Viehbacher met en avant l'expérience de son groupe en matière de fusion et d'intégration d'autres sociétés. L'arrivée du nouveau directeur général en 2008 a marqué le début d'une phase de diversification pour Sanofi-Aventis. En 2009, cela s'est traduit par 33 acquisitions ou partenariats. Le rachat de Genzyme permettrait de rattraper le retard pris en matière de biotechnologie. Cela serait de loin la plus importante opération de croissance externe pour le groupe depuis sa naissance. Genzyme est spécialisée dans les traitements des maladies génétiques rares et a aussi développé des traitements pour les maladies rénales ou certains cancers. Sanofi n'est pas spécialiste des maladies rares, mais des synergies seraient possibles concernant les traitements anti-cancéreux.

Sanofi voit de multiples raisons d'acheter Genzyme. Mais le conseil d'administration de Genzyme n'est pas convaincu, et vient de rejetter la proposition du laboratoire.

Vers une OPA hostile

Pour Genzyme, le prix proposé (18,5 milliards de dollars) est "irréaliste" et "sous-évalue considérablement" la valeur de la biotech américaine. C'est le deuxième refus du conseil d'administration, qui refuse d'engager des négociations si le prix de départ n'augmente pas. La situation va-t'elle déboucher sur une OPA hostile? En réaction au refus de Genzyme, Chris Viehbacher (directeur général de Sanofi) a affirmé que son groupe était "préparé à envisager toute les options".

En publiant les conditions de son offre, le laboratoire français s'adresse directement aux actionnaires de Genzyme. Il propose 69 dollars (54 euros) par action, pour un total de 18,5 milliards de dollars. Cela représente une prime de 38% par rapport au cours de clôture de 49,86 dollars de l'action Genzyme du 1er juillet, juste avant les premières rumeurs d'acquisition. Une prime "très significative" selon Chris Viehbacher. Confiant, le directeur juge que les concurrents capables de sortir 18,5 milliards de dollars sont peu nombreux.

Rémy Maucourt

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