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Quotidien des Usines

Sanofi-Aventis se transforme à marche forcée

Publié le

Le laboratoire français annonce la fermeture de deux unités de production et la suppression de 1 000 postes. Sa mutation vers les biotechnologies se fait dans la douleur.

Que faire des chimistes ? Le groupe pharmaceutique annonce un plan de formation aux biotechnologies pour plus de 700 collaborateurs. Sanofi-Aventis travaille en particulier à la création d'une formation à bac + 5 avec la Fondation de l'université de Lyon I. Le groupe a déjà entamé, en avril 2009, une démarche similaire de reconversion de ses salariés (bac + 2), avec la création du passeport Biolaunch, sur le site de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). .

Les entreprises citées

Rien ne va plus dans la branche chimie du groupe pharmaceutique français Sanofi-Aventis. Après deux rencontres houleuses avec les partenaires sociaux, l'une générale sur l'avenir de la chimie, l'autre sur le site de Neuville-sur-Saône (Rhône), tout près de Lyon, le couperet est tombé. En tout, près de 1 000 postes en production chimique (200 postes environ sur le site de Romainville, en région parisienne, et 800 sur celui de Neuville) vont disparaître. Les deux sites concernés, sur les huit que le groupe possède en France, vont fermer. Ironie du calendrier, l'annonce arrive quelques semaines après la remise du rapport des états généraux de l'industrie, dont l'une des missions était de défendre les sites industriels. Etats généraux présidés par... Jean-François Dehecq, le président de Sanofi-Aventis.

Le groupe s'est pourtant efforcé de faire tourner à plein régime ses usines de production chimique. Certains produits sous-traités ont été réinternalisés et des lignes de production ont été ouvertes à des tiers. A la mi-2008, plus d'un quart de la production chimique était déjà destiné à d'autres laboratoires. Mais cela n'a pas suffi. Aujourd'hui, tandis que la direction met l'accent sur la nécessaire mutation vers les biotechnologies, les syndicats pointent du doigt le manque de stratégie industrielle à long terme. « Depuis dix ans, le groupe n'a pas assez investi dans la recherche. Résultat, il n'y a plus assez de molécules innovantes dans les tuyaux », lance un responsable syndical.

FORMER À LA BIOPRODUCTION POUR LIMITER LA CASSE

Autre épine dans le pied des salariés de la chimie : la moitié des nouveaux médicaments commercialisés dans le monde est issue des biotechnologies. Sanofi-Aventis a déjà lancé la construction d'un site de bioproduction à Vitry-Sur-Seine (Val-de-Marne), à la place de son activité de chimie. Il annonce aujourd'hui la mise en place d'un procédé de biosynthèse de l'hydrocortisone (un stéroïde produit chaque année par dizaines de tonnes), pour un montant de 90 millions d'euros, avec une quarantaine d'emplois créés sur deux sites : Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime) et Vertolaye (Puy-de-Dôme). La fermentation par levure remplace ici une hémisynthèse chimique de huit étapes, trop coûteuse par rapport aux concurrents asiatiques. Or, certaines étapes étaient réalisées à Romainville et d'autres à Neuville.

Production biologique et production chimique ne reposent pas sur les mêmes métiers. Pour limiter la casse, Sanofi-Aventis propose aux salariés de se former aux techniques de bioproduction, afin de pouvoir être accueillis sur les sites de vaccins de Neuville-Pasteur (160 postes) et de Marcy (100 postes). Mais pour les syndicats, le compte n'y est pas. Même en y ajoutant les mesures d'âge, il resterait environ 240 personnes sur le carreau. Il faudra leur trouver une solution de remplacement, le groupe ayant annoncé qu'il n'y aurait pas de licenciement.

L'avenir de la chimie chez Sanofi paraît donc bien compromis. Il sera encore au programme du comité central d'entreprise prévu le 13 avril prochain, où seront notamment discutées les mesures de reclassement.

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