Quotidien des Usines

Sanofi-Aventis se réorganise au profit de la biotechnologie

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PARIS (Reuters) - Sanofi-Aventis annonce un projet visant à faire évoluer d'ici 2014 son activité industrielle chimique en France, principalement vers les biotechnologies et la production de vaccins.

Sanofi-Aventis se réorganise au profit de la biotechnologie © REUTERS

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Ce projet se traduira par un investissement d'un montant global de 150 millions d'euros mais aussi par l'arrêt progressif de l'activité du site de Romainville (Seine-Saint-Denis) d'ici fin 2013, a précisé dans un communiqué le groupe pharmaceutique.

Sanofi-Aventis souhaite cependant "assurer le maintien d'un niveau d'emploi industriel en France stable pendant quatre ans", soit près de 12.500 personnes au total travaillant dans la chimie, la biotechnologie, les vaccins et l'activité pharmaceutique.

L'objectif du plan est notamment "d'anticiper les baisses de production consécutives à la chute des brevets de plusieurs médicaments majeurs issus de la chimie de synthèse".

"On a un équilibrage qui se fait entre des métiers qui réduisent et des métiers de biotechnologie qui montent", a souligné Philippe Luscan, directeur des affaires industrielles du groupe, lors d'une entretien téléphonique accordé à Reuters :

Le groupe prévoit d'arrêter progressivement l'activité de Romainville d'ici fin 2013 mais "s'engage à mettre en oeuvre un plan de revitalisation du bassin d'emploi autour de ce site".

Selon Philippe Luscan, ce site spécialisé dans les corticostéroïdes emploie un peu plus de 200 personnes aujourd'hui.

Sanofi-Aventis investira au total 150 millions d'euros sur ses sites industriels, dont 90 millions consacrés à la mise en place d'un procédé de biosynthèse sur les sites de Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime) et de Vertolaye (Puy-de-Dôme) afin d'améliorer la compétitivité de la production de corticostéroïdes, notamment face à la concurrence de l'américain Pfizer ou de sociétés chinoises.

Le groupe précise que son projet sur quatre ans prévoit en outre des mesures d'aides à la mobilité géographique, prioritairement au sein des bassins d'emploi de Lyon et de Paris, ainsi qu'à la mobilité professionnelle à travers un plan de formation aux biotechnologies pour plus de 700 collaborateurs.

"Aucun autre projet de modification du réseau industriel n'est envisagé durant cette période", ajoute-t-il.

Benjamin Mallet et Marie Maitre, édité par Jean-Michel Bélot

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