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Samsung reporte les réformes de structure réclamées par les investisseurs

Ridha Loukil , , ,

Publié le

Le conglomérat coréen Samsung suspend son projet de création de holding. Une réforme réclamée par les investisseurs pour favoriser la transparence de l’actionnariat et la bonne gouvernance. La priorité du groupe: faire face aux conséquences de l’inculpation de son héritier pour corruption politique.

Samsung reporte les réformes de structure réclamées par les investisseurs
Siège de Samsung à Séoul
© Samsung

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En partenariat avec Industrie Explorer

Le mois de mars 2017 devait être celui du grand changement pour Samsung. Il n’en sera finalement rien. Le projet de création de holding est suspendu. C’est-ce que Kwon Oh-hyun, vice-président de Samsung Electronics, vaisseau-amiral du groupe, a annoncé lors de l’assemblée générale des actionnaires, qui s’est tenue à Séoul le 24 mars 2017. Il a justifié cette décision par le besoin de prendre du temps pour évaluer les implications de ce projet en termes fiscal et financier.

Pression du fonds activiste Eliott Management

Premier conglomérat industriel en Corée du Sud, Samsung se présente comme une galaxie d’une soixantaine de sociétés liées entre elles par des participations croisées. Un système complexe soigneusement entretenu par la famille fondatrice Lee pour garder le contrôle sur l’ensemble du groupe.

Pour des besoins de lisibilité et de transparence, les investisseurs réclament à cor et à cri des réformes de structure et la création de holding coiffant les activités opérationnelles. Depuis l’entrainement en octobre 2016 de Samsung dans le scandale de corruption politique qui secoue la Corée du Sud, la pression s’est accentuée notamment de la part du fonds d’investissement activiste Eliott Management. Une demande acceptée en novembre 2016.

La plus grande crise de l'histoire du groupe

Mais la priorité est maintenant de faire face aux conséquences de l’arrestation en février 2016 de l’héritier et patron effectif de Samsung Jae-Yong Lee pour plusieurs chefs d’inculpation dont trafic d’influence, détournement de fonds, dissimulation de preuves et parjure, plongeant le groupe dans la plus grande crise de son histoire.

Samsung Electronics, en charge des activités dans l’électronique grand public, l’électroménager, l’informatique, les mobiles, les écrans plats et les semiconducteurs, doit par ailleurs revoir ses processus internes, jugés trop rigides, presque militaires, pour éviter que le fiasco du Galaxy Note 7, son dernier smartphone vedette retiré du marché pour cause d’incendie de batterie, se répète.

Menace chinoise dans les semiconducteurs

Depuis trois ans, Samsung Electronics est sur la défensive dans tous ses métiers, à l’exception des semiconducteurs, devenus sa principale vache à lait. Mais les nuages ne sont pas loin. Des Chinois comme Tsinghua Unigroup sont en train d’investir des ressources considérables pour se doter d’énormes capacités de production de mémoires Dram et flash 3D, des circuits qui forment la fortune du géant coréen de l’électronique. Kwon Oh-hyun est conscient des dangers en perspective et voit l’offensive chinoise dans les semiconducteurs comme une grande menace à long terme.

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