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Quotidien des Usines

Samsung licencie 90 des 110 salariés de son centre de recherche à Sophia-Antipolis

Michel Bovas (Alpes-Maritimes) , , , ,

Publié le

Implanté en juillet 2012 en reprenant les activités du britannique Cambridge Silicon Radio (CSR) à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes) puis en recrutant 70 ingénieurs de Texas Instrument après la fermeture de leur site, le géant coréen ferme son centre de recherche en ne conservant que 20 salariés.

Samsung licencie 90 des 110 salariés de son centre de recherche à Sophia-Antipolis © Ziggymaster - Wikimedia Commons

Il y a moins de deux ans, la technopole de Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes) se réjouissait de l’implantation de Samsung. Une installation liée à la reprise d’une équipe de 40 ingénieurs de CSR, un centre de conception de circuits intégrés pour les technologies sans fil. Le centre était  destiné à travailler sur l'analogique, la RF et sur une nouvelle version ultra rapide de Bluetooth.

Or aujourd’hui le géant coréen des semi-conducteurs engage un plan mondial de restructuration dont le centre de Sophia-Antipolis fait les frais. Il devra se séparer de 90 de ses 110 ingénieurs chargés d’élaborer les processeurs pours Samsung ou d’autres fabricants.

En 2013, Samsung avait recruté près de 70 à 80 ingénieurs de Texas Instrument spécialisés dans les processeurs Omap pour smartphones  dont le site a été fermé depuis. Samsung dispose de trente-quatre centres de recherche dans le monde, qui sont également concernés par le plan de restructuration.

Désengagement de grands groupes internationaux sur la Côte d'Azur

Une réunion avec les délégués du personnel est prévue le 4 novembre. En 2015 Samsung ne devrait conserver qu’une équipe de 20 salariés à Sophia. Le reclassement des ingénieurs sur place s’avère plus difficile sachant qu’il y a un an, la technopole et la région avait dû absorber une grande partie des 510 ingénieurs licenciés par Texas Instrument.

Une fois de plus les entreprises à Sophia sont soumises à des décisions des sièges de grands groupes internationaux pour lesquels la technopole n’est qu’un point parmi bien d’autres à travers le monde. L’éloignement des centres de décision rend de plus en plus fragile le tissu de la haute technologie sur la Côte d’Azur mais aussi ailleurs en France.

L’automne n’est donc guère favorable à l’industrie de la région où une vague de licenciements touche des activités à haute valeur ajoutée. Aux 90 suppressions de postes chez Samsung s’ajoute le plan concernant 67 postes chez Mécaplas (équipementier automobile), et 35 pour Monaco Telecom…

Michel Bovas

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