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Quotidien des Usines

Samsung lance la construction de sa seconde usine de mémoires flash en Chine pour 7,5 milliards de dollars

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Le géant coréen de l'électronique Samsung Electronics a donné le coup d’envoi à la construction de sa seconde usine de mémoires flash 3D en Chine sur son site industriel à Xi’an. Un investissement de 7,5 milliards de dollars en 3 ans qui vise à conforter son hégémonie sur le marché local et à barrer la route aux entrants chinois.

Samsung lance la construction de sa seconde usine de mémoires flash en Chine pour 7,5 milliards de dollars
Mémoires flash NAND 3D à 64 couches d'information de Samsung Electronics
© Samsung

Samsung Electronics aura bel et bien une seconde usine de mémoires flash NAND 3D en Chine. Le géant coréen de l’électronique a donné le coup d’envoi de sa construction lors d’une cérémonie officielle sur son site industriel à Xi’An le 13 mars 2018, rapporte l’agence coréenne de presse Yonhap. Le projet a été annoncé en septembre 2017. L’investissement total se monte à 7,5 milliards de dollars en trois ans. La première tranche de 2,3 milliards de dollars devrait se concrétiser par la mise en service d’une capacité de production de 30 000 tranches de 300 mm par mois au courant de 2019, selon L'Usine Nouvelle.

Amadouer Pékin

Porté par le boom des mémoires flash NAND, dont il est le leader mondial avec près de 37% du marché selon le cabinet TrendForce, Samsung Electronics est engagé dans un programme massif d’accroissement de ses capacités de production. L’investissement en Chine s’inscrit dans cet effort global. Il vise à lui donner la capacité de tirer parti de l’appétit d’ogre des équipementiers chinois de l’électronique envers ces puces mémoires, composants clés de produits comme les serveurs, les tablettes, les smartphones, les décodeurs ou les appareils photo numériques.

Dans un contexte géopolitique marqué par la montée des tensions entre les Etats-Unis et la Chine dans les semiconducteurs avec l’opposition quasi systématique de Washington à des acquisitions dans le secteur par des intérêts chinois, Samsung Electronics veut amadouer Pékin en lui offrant la plus grande usine de mémoires flash 3D et la plus avancée sur son territoire. Le groupe de Séoul a déjà investi 10 milliards de dollars dans sa première usine à Xi-An, portant la capacité de production à 130 000 tranches de 300 mm par mois aujourd’hui. Avec le nouveau coup de pouce, son engagement grimpe à 17 milliards de dollars, ce qui représente son plus gros investissement industriel en dehors de la Corée du Sud. Au terme du projet, la seconde usine devrait disposer d’une capacité de 90 000 tranches de 300 mm par mois selon L'Usine Nouvelle.

Les Chinois en embuscade

Le géant coréen peut se targuer de contribuer au développement d’une région située à l’intérieur de la Chine, avec un impact industriel et économique important sur l’écosystème régional. De quoi contenter les autorités locales et régionales, meilleurs relais pour défendre les intérêts du groupe auprès du gouvernement central. Car l’objectif inavoué est de barrer la route aux entrants chinois en verrouillant son marché local grâce à la stabilité de sa production, la qualité de ses produits et la supériorité de sa technologie.

La Chine est engagée dans une course contre la montre pour se doter d’une capacité indigène de production de puces mémoires. Fer de lance de cette offensive, Tsinghua Unigroup est en train d’investir la bagatelle de 70 milliards de dollars en quatre ans dans trois méga usines : une à Wuhan (24 milliards de dollars), une à Nanjing (30 milliards de dollars) et une à Chengdu (16 milliards de dollars). Sa filiale Yangtze River Storage Technology, dédiée à la production de puces mémoires, devrait ouvrir le feu en mettant en service, au second semestre 2018, son usine de Wuhan de fabrication de mémoires flash 3D avec une capacité de 100 000 tranches de 300 mm par mois.

Samsung joue son avenir en Chine

Samsung Electronics joue son avenir en Chine, de loin le plus gros débouché à ses puces flash NAND. Avec cet investissement massif, il fait le pari de déjouer la concurrence potentielle des entrants chinois et de conserver son hégémonie sur un segment de marché qui devrait atteindre au niveau mondial un record d'un peu plus de 62 milliards de dollars en 2018 selon les prévisions du cabinet IC Insights.

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