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Samsung investit quatre fois moins qu’Intel en R&D dans les puces électroniques

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Alors que Samsung Electronics est devenu le N°1 mondial des puces électroniques en 2017, son investissement R&D dans ce domaine reste près de quatre fois inférieur à celui du N°2 Intel et même en dessous de ceux de Qualcomm et Broadcom. Une situation qui n’a toutefois rien d’une anomalie.

Samsung investit quatre fois moins qu’Intel en R&D dans les puces électroniques
Usine de semiconducteurs de Samsung Electronics en Corée du Sud
© Samsung

A première vue, la situation de Samsung Electronics dans les semiconducteurs relève d’un grand paradoxe. Alors que le géant coréen de l’électronique est devenu en 2017 le numéro un mondial du secteur, il reste bien à la traine en R&D dans les puces électroniques. Selon le cabinet d’études de marché IC Insights, son effort a bondi de 19% à 3,4 milliards de dollars en 2017. Mais il reste près de quatre fois inférieur à celui du numéro deux du secteur Intel (13 milliards de dollars). Samsung Electronics est même dépassé par Qualcomm (3,45 milliards de dollars) et Broadcom (3,42 milliards de dollars), qui occupent respectivement la cinquième et la sixième places par le chiffre d'affaires dans cette industrie.

Poids des puces mémoires

Cette situation n’a toutefois rien d’une anomalie. Elle est liée à la nature de l’activité de Samsung Electronics dans les semiconducteurs, composée à plus de 80% de puces mémoires Dram et flash NAND. Selon IC Insights, ces composants nécessitent beaucoup moins d’effort R&D que les microprocesseurs d’Intel, qui sont les circuits intégrés électroniques les plus complexes. En revanche, ils réclament des investissements colossaux de production. C’est ainsi que le groupe coréen a consacré 24,5 milliards de dollars à son outil industriel en 2017, plus du double des investissements industriels des deux autres plus gros dépensiers Intel et TSMC.

Mais cette dépendance vis-à-vis des mémoires est à double tranchant. Bénéficiant d’un boom exceptionnel avec une envolée sans précédent des prix, elles font aujourd’hui le bonheur de Samsung Electronics, le propulsant au rang de l’entreprise la plus rentable au monde en 2017 ex aequo avec Apple. Mais leur prépondérance dans son activité dans les puces le mettent dans une situation d’extrême vulnérabilité.

Résultats mitigés de diversification

Samsung Electronics est conscient de ces risques. Depuis des années, il tente de sortir du carcan des mémoires en se diversifiant dans deux activités. D’un côté, les circuits intégrés à haute valeur ajoutée comme les processeurs d’application pour mobiles. De l’autre, les services de fonderie de semiconducteurs, c’est-à-dire de fabrication de puces en sous-traitance pour d'autres fournisseurs à l’instar des pure-player TSMC, GlobalFoundries ou UMC. Avec des résultats pour le moins mitigés jusqu’ici.

Plus aucun industriel européen des semiconducteurs ne figure dans le Top 10 des investisseurs en R&D dans les puces. Le néerlandais NXP arrive onzième et le franco-italien STMicroelectronics treizième, selon IC Insights.

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