Samsung convertit le cinéma numérique chinois à l’écran électroluminescent à LED

Après la Corée du Sud, la Thaïlande ou encore la Suisse, c’est le tour de la Chine de convertir son cinéma numérique à l’écran électroluminescent à LED de Samsung. Une étape décisive dans l’adoption de cette technologie de visualisation appelée à balayer le traditionnel vidéoprojecteur des salles obscures.

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Samsung convertit le cinéma numérique chinois à l’écran électroluminescent à LED
Salle de cinéma du complexe de Wanda à Shanghai, converti à l'écran à LED

La conversion du cinéma numérique à l’écran électroluminescent à LED directes se généralise dans le monde. Après la Corée du Sud, la Thaïlande ou encore la Suisse, c’est au tour de la Chine de succomber au charme de cette nouvelle technologie d'affichage électronique promue par Samsung Electronics pour les salles obscures. Un partenariat a été conclu entre le géant coréen de l’électronique et Wanda Cinemas, premier opérateur de cinéma de l'Empire du Milieu avec 1 352 cinémas et 14 347 salles. Le projet débute par la conversion du complexe de cinéma Wujiaochang à Shanghai avant de s’étendre à Pékin. Le public chinois pourra apprécier le nouvel équipement de visualisation dès le deuxième semestre 2018.

Une étape importante franchie

C’est le premier marché de grande envergure ouvert à cette technologie à l’international. Une étape importante pour Samsung Electronics qui ambitionne d’en faire un standard mondial. Avec pour effet d’évincer le traditionnel vidéoprojecteur de cinéma, source de nuisances sonores, de pannes et de problèmes de maintenance.

Pourtant, il n’y a presque rien de nouveau. Cette technologie d’affichage électronique existe déjà dans les écrans géants d’affichage public, comme ceux utilisés dans les stades, les centres de conférence, les gares ou les aéroports. Le japonais Mitsubishi Electric en est aujourd’hui le leader mondial. Samsung Electronics ne fait que l’adapter aux exigences en résolution et luminosité du cinéma numérique.

Luminosité 10 fois supérieure

Attention, il ne faut pas la confondre avec la technologie actuelle de télévision LCD à rétroéclairage LED que beaucoup appellent à tort télévision LED. Ici, il n’y a ni LCD ni rétroéclairage. Les LED constituent directement l’image. Chaque pixel fait appel à trois LED : une rouge, une verte et une bleue, à partir desquelles toutes les teintes sont formées par mélange. Le savoir-faire réside dans le tri et la juxtaposition des millions de LED pour former l'écran.

En plus de la fiabilité par rapport à la technologie émergente d’écrans Oled promue par LG Electronics dans la télévision (pas de problème de vieillissement précoce), cette technologie offre une luminosité 10 fois supérieure à celle des vidéoprojecteurs de cinéma, selon Samsung Electronics. Avant de la commercialiser, le groupe coréen a obtenu sa qualification au standard DCI du cinéma numérique. D’une diagonale de 10,3 mètres, l’écran combine plus de ­26,5 millions de LED et affiche une résolution d’image 4K (4 096 x 2 160 pixels). Il intègre un dispositif qui convertit le contenu de résolution inférieure en 4K.

Sony dans la course pour d'autres applications

Samsung Electronics n’est pas le seul industriel à explorer cette technologie d'affichage électronique. Sony la commercialise depuis un an sous forme de murs modulaires d’affichage construits par assemblage de panneaux de 40,3 x 45,3 cm. Mais pour le moment, le groupe japonais d’électronique ne la propose pas au cinéma numérique. Ce développement intéresse également des constructeurs de mobiles, Apple en tête, qui y voient une alternative prometteuse aux écrans LCD et Oled actuels. Le défi réside ici dans la miniaturisation des LED.

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