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Samsung confronté au risque d’un nouveau fiasco avec son assistant virtuel Bixby

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Alors que Samsung Electronics se prépare à commercialiser son Galaxy S8 aux Etats-Unis et en Corée du Sud,  le géant coréen de l’électronique reporte l’introduction de son assistant virtuel Bixby en anglais. Un retard qui risque de le mener à un nouveau fiasco après celui de son Galaxy Note 7.

Samsung confronté au risque d’un nouveau fiasco avec son assistant virtuel Bixby
Logo de Bixby, l'assistant virtuel de Samsung
© Samsung

Samsung Electronics se dirige-t-il vers un nouveau fiasco ? Alors que le géant coréen de l’électronique se prépare à commercialiser le 21 avril 2017 son Galaxy S8, en Corée du Sud et aux Etats-Unis, son assistant virtuel Bixby, qui constitue l’innovation clé de son nouveau smartphone vedette, n’est pas prêt. Il ne sera disponible qu’en langue coréenne. La version parlant anglais est reportée au plus tôt à la fin du printemps 2017. Un retard qui témoigne de ses difficultés à maitriser les technologies d’intelligence artificielle et qui risque de ternir à nouveau son image.

Club fermé des assistants virtuels

Lancé en grandes pompes le 29 mars 2017 à New York et Londres, le Galaxy S8 revêt des enjeux considérables. Samsung Electronics mise sur ce lancement pour effacer le fiasco du Galaxy Note 7, retiré en octobre 2016 du marché à cause d’un problème d’incendie de la batterie. Avec son assistant virtuel Bixby, il espère rejoindre le club fermé des géants d’internet maitrisant les interfaces vocales comme Apple (avec son Siri), Google (avec son Google Assistant), Microsoft (avec son Cortana) ou Amazon (avec son Alexa).

Samsung Electronics a besoin de plus de temps pour perfectionner la version anglaise de son assistant, afin d’éviter une déception des utilisateurs qui s’en détourneraient alors en faveur de Google Assistant embarqué d’office dans la dernière version d’Android, le système d’exploitation de Google. Mais en reportant son lancement, il affiche au grand jour ses faiblesses.

Samsung à traine dans les interfaces vocales

Selon une analyse d’Edison Investment Research, publiée sur le blog boursier Seeking Alpha, l’incident révèle le retard de Samsung Electronics dans le développement de services à base d’intelligence artificielle. « Edison Investment Research a identifié trois étapes de reconnaissance vocale dont la première, de loin la plus simple, est la conversion précise de la voix en texte, lit-on. Presque tout le monde, y compris Facebook, a pratiquement franchi cet obstacle. Mais pas Bixby semble-t-il ».

Samsung Electronics risque de s’enfermer dans le dilemme de la poule et de l’ouf. « Pour s’améliorer, Bixby a besoin de données, écrit l’analyste d’Edison Investment Research. Mais s’il n’est pas assez bon, personne ne va utiliser, ce qui le privera des données dont il a besoin pour se perfectionner. Les utilisateurs tenteront Bixby une ou deux fois puis l’abandonneront rapidement au profit d'autres assistants numériques comme Google Assistant. »

Problème de communication

Pour Cliff Raskind, analyste chez Strategy Analytics, le groupe coréen joue avec le feu en reportant le lancement de Bixby peu de temps après le fiasco du Galaxy Note Note 7. « Pourtant, l'histoire nous enseigne qu'un report complet du lancement de Bixby serait, en dernière analyse, plus fécond qu'un lancement avec une expérience bridée, écrit-il dans le blog de Strategy Analytics. La réalité est que Bixby doit également fonctionner dans toutes les langues offertes aussi bien qu’en Coréen. Après tout le battage médiatique, le fait que Bixby ne soit pas prêt constitue en soi un grave problème de communication. C’est la dernière chose dont Samsung a besoin. »

L’enjeu de la course à l’intelligence artificielle réside dans le virage vers les logiciels et services, sur le modèle de ce que fait à merveille  Apple. Le fait que Samsung Electronics trébuche avec Bixby témoigne des difficultés qu’il rencontre dans cette lourde transformation. « Cet incident le ramène à son rôle de fabricant de commodités matérielles, conclue d’Edison Investment Research. Aujourd’hui, il le fait bien. Mais il est menacé dans ce rôle par des constructeurs chinois comme Huawei. »

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