Salon européen de la recherche et de l'innovation

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La vie à très haut débit
Le «Realmeet Room» est l'innovation la plus marquante du stand France Télécom. C'est un système de visioconférence à très haut débit qui donne l'illusion parfaite d'être face à ses interlocuteurs. Par ailleurs, d'autres innovations dans le domaine de la télémédecine et des nouveaux usages du très haut débit (NGBS) ont été présentées.

Projet Brain computer interface (BCI)
Piloter un ordinateur par la pensée Primé par la fondation Altran, le projet Brain computer interface (BCI) développe une nouvelle génération d'interface entre le cerveau et l'ordinateur. Imaginé par des chercheurs américains, il permettra à de grands paralysés de piloter un ordinateur par la pensée et donc de communiquer. L'idée est de récupérer à la surface du crâne les courants électriques émis par l'activité cérébrale grâce à des capteurs comme ceux utilisés pour les électro-encéphalogrammes. L'innovation majeure réside dans la capacité du système à faire le lien entre une pensée et un signal décodé pour commander un curseur. Coiffée du casque bardé de capteurs, la personne handicapée voit défiler l'alphabet sur son écran. Le cerveau émet un signal caractéristique permettant au système d'identifier la lettre à inscrire.

Direction générale de l'Armement (DGA)
La spybowl : la balle optronique espionne

Sorte de « robot » portable qui se dégoupille et se lance comme une grenade, la Spybowl a été conçue pour les soldats d'infanterie et de missions spéciales amenés à opérer dans des zones confinées ou dangereuses. Equipée de quatre caméras miniatures, et d'un microphone, cette « balle optronique » permet au combattant d'acquérir instantanément une vision à 360° de son environnement et cela durant les trois-quarts d'heure d'autonomie de sa batterie lithium-ion, Grâce à sa radio haute fréquence, elle transmet des données entre 30 et 100 mètres de distance. Développée par la société Exavision, la Spybowl intéresserait le CEA pour inspecter des sites dangereux pour l'homme.


Direction générale de l'Armement (DGA)
La libellule nanodrone de quatrième génération

Il mesure 6 centimètres et pèse 120 milligrammes. Ce sont les mensurations du nanodrone inspiré de la libellule. Ce nanorobot volant possède quatre ailes de trois centimètres environ actionnées chacune par 180 000 « muscles » en silicium. Sortes de poutres de 1 micron d'épaisseur et de 150 microns de long, ces muscles artificiels se répartissent sur toute la surface des ailes. Excités sous une tension de 100 à 250 volts, ils reproduisent dans la même amplitude le battement d'aile de la libellule. Ce projet de recherche exploratoire, développé par Silmach, un spin-off du CNRS, devrait aboutir d'ici une vingtaine d'années. Les étapes futures : doter le nanodrone d'une caméra de 20 milligrammes et d'une batterie qui n'excédera 100 milligrammes ! La «libellule» sera alors utilisée comme un œil déporté du fantassin ou pourra être bardée de capteurs pour prendre des mesures impossibles jusque là.

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