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[Salon EMO] "Nos clients PME de la mécanique ont besoin de solutions spécifiques pour leur digitalisation", revendique DMG Mori

Marion Garreau

Publié le

Au salon EMO de Hanovre, qui se tient du 18 au 23 septembre, le constructeur DMG Mori a présenté Adamos, une plate-forme d’applications dédiée à l’industrie de la machine-outil qu’il va lancer au 1er octobre avec trois leaders de la mécanique et du logiciel (Dürr, Zeiss et Software AG). Le Dr. Holger Rudzio, responsable Solutions logicielles chez DMG Mori, détaille à L'Usine Nouvelle la pertinence d'Adamos face aux plateformes des géants tels General Electric et Microsoft.

[Salon EMO] Nos clients PME de la mécanique ont besoin de solutions spécifiques pour leur digitalisation, revendique DMG Mori
Sur le stand du constructeur germano-japonais DMG Mori lors de l'édition 2017 de l'EMO de Hanovre.
© EMO Hannover

L’Usine Nouvelle - Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la plate-forme Adamos ?

Holger Rduzio – Adamos est une alliance entre différentes entreprises leaders parmi les fabricants de machines industrielles et des acteurs majeurs du logiciel. Cette alliance doit nous permettre d’offrir de nouvelles solutions de digitalisation à nos clients. Dans le même temps, Adamos est le nom d’une plate-forme dédiée à l’industrie de la machine-outil et à l’ingénierie mécanique. Certes, il y a déjà beaucoup d’autres plate-formes disponibles sur le marché, proposées par des grands acteurs comme Microsoft, General Electric, IBM et d’autres, mais qui ne connaissent pas les besoins spécifiques de nos clients en termes de digitalisation.

Quelle est cette spécificité ? En quoi les demandes de vos clients liées au numérique sont-elles différentes de celles d’autres industriels ?

Chez DMG Mori, la plupart de nos clients sont des petites et moyennes entreprises qui n’ont pas forcément les compétences internes en IoT [Internet des Objets]. Ces clients savent que la transformation numérique est importante pour eux mais ils n’ont pas d’experts internes qui peuvent les accompagner dans cette mutation. Ils ont donc besoin de solutions adaptées à leur corps de métier et pensées en lien avec leurs demandes spécifiques. C’est ce que nous voulons leur offrir avec cette plateforme. Par exemple si un client veut optimiser l’usage de sa machine-outil, il a besoin de connaître les vibrations et de les comprendre. Nous devons donc récupérer un flux de données qualitatives, l’analyser et donner les clés pour décider de la marche à suivre pour la maintenance. Plus largement, le principal problème que rencontrent nos clients est que s’ils utilisent déjà de nombreux logiciels pour piloter leurs machines, celles-ci ne sont généralement pas connectées entre elles. L’enjeu aujourd’hui est donc de permettre un échange d’informations entre les différentes machines-outils, les différents systèmes de pilotage et ceux de traitement des données. Demain, toutes ces briques devront être reliées entre elles. C’est là que le numérique permettra d’être vraiment plus efficient.

Votre principale annonce sur ce salon est celle du lancement de cette plateforme Adamos. Cela signifie-t-il que le secteur de la machine-outil ne peut plus innover que sur le plan numérique?

Non, bien sûr que nous pouvons encore innover en mécanique et nous avons pour cela d’excellents ingénieurs. DMG Mori emploi 12 000 personnes à travers le monde et notre corps de métier reste la machine-outil. Nous avons d’ailleurs présenté sur ce salon sept machines qui sont des premières mondiales, avec d’excellentes caractéristiques techniques. Mais quelle que soit la fonction mécanique de la machine, nous savons que le client veut aujourd’hui une solution numérique. Comment automatiser les machines et les process est l’enjeu majeur désormais. Nous avons développé des machines en fabrication additive en réponse à la demande client, et nous l’avons fait en nous assurant que ces machines peuvent s’intégrer et se connecter au reste de l’usine. Quelle que soit la nouvelle machine reçue par le client, il veut la connecter à son usine, en capter les données, faire du contrôle qualité, etc. Or pour assurer l’intégration de nos machines, nous devons faire du logiciel. C’est une nouvelle manière de répondre à nos besoins clients.

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