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L'Usine Auto

[Salon de Genève 2019] Les citadines carburent à l’électrique

Julie Thoin-Bousquié , , , ,

Publié le

Les deux constructeurs français, Peugeot et Renault, présentent notamment au Mondial de l'automobile de Genève, du 7 au 17 mars, leurs nouvelles 208 et Clio, qui comporteront des versions électrifiées.

[Salon de Genève 2019] Les citadines carburent à l’électrique
La nouvelle Peugeot 208 présentée à Genève doit comprendre une déclinaison électrique.
© Peugeot

Elles seront toutes de la partie : la Bentley Bentayga Speed, qui dit être le SUV le plus rapide au monde, la nouvelle Ferrari F8 Tributo, la Lamborghini Huracán Evo Spyder, le concept Lagonda All-Terrain d’Aston Martin… Comme à son habitude, le salon de Genève perpétue la tradition des véhicules de luxe pour sa nouvelle édition, qui ouvrira ses portes au public le jeudi 7 mars. Mais à côté de ces bolides haut de gamme, les citadines sortent aussi leurs griffes. Avec un duo de choc 100% français : la présentation de la cinquième génération de la Renault Clio, et sa concurrente la Peugeot 208.

En Europe, ces véhicules représentent environ 3,5 millions de ventes annuelles en Europe, soit 18% du marché, faisant d’elles le segment le plus important devant les SUV compacts, les berlines compactes et les petits SUV, d’après l’institut IHS Markit. Un créneau sur lequel brille Renault : la Clio constitue le deuxième modèle le plus vendu sur le Vieux Continent après l’indétrônable Volkswagen Golf, selon le cabinet Jato Dynamics. En 2018, la 208 s’est pour sa part établie à la sixième place des ventes annuelles enregistrées en Europe.

Les citadines passent à l’électrique

Des modèles populaires qui prennent la voie de l’électrique. Avec la 208, la marque Peugeot se lance enfin dans cette nouvelle offre, poussée par l’évolution réglementaire décidée à l’échelle européenne. Dès 2020, les constructeurs automobiles seront en effet dans l’obligation d’atteindre une moyenne de 95 grammes de dioxyde de carbone (CO2) émis par véhicule sur leur gamme, au risque de payer de lourdes amendes. Dans un tel contexte, Peugeot propose donc une déclinaison à batteries – fournies par des acteurs asiatiques – de sa citadine 208.

Renault doit se doter d’une version hybride, puisqu’il propose déjà dans sa gamme la citadine ZOE 100% électrique. Chez Citroën, le véhicule Ami One Concept, une petite voiture biplace et accessible sans permis, mise aussi sur l’électrique pour répondre à la demande future. Destinée à une clientèle urbaine, elle affiche 100 kilomètres d'autonomie et voit sa vitesse bridée à 45 kilomètres/heure. Le constructeur japonais Honda continue pour sa part de valoriser le permis de conduire dans le cadre d’un concept baptisé pour l’instant sobrement "e-prototype".

L’ombre de Tesla

Le phénomène dépasse évidemment largement le simple créneau des citadines, d’autant que pour les véhicules les plus haut de gamme, plane l’ombre de Tesla. Et ce, d’autant plus que le constructeur californien a enfin annoncé fin février, la commercialisation d'une version standard de sa Model 3 à 35 000 dollars, soit un peu plus de 30 800 euros. Face à ce concurrent, les fabricants premium, en particulier allemands, fourbissent leurs armes. La marque Audi prévoit ainsi un "stand composé uniquement de véhicules électriques" sur le salon de Genève.

Reste que cette transition vers le véhicule électrique n’est pas sans risques, martèle le président du directoire de PSA dans une interview accordée au Figaro dimanche 3 mars. Le responsable du groupe automobile regrette notamment la décision du Parlement européen et des pays membres de réduire les émissions de CO2 de 37,5% pour les voitures de tourisme d’ici à 2030. Dénonçant "un vote contre l'industrie européenne", Carlos Tavares met en avant les risques sur "les 13 millions de personnes qui travaillent dans notre industrie".  

Airbus des batteries

Un sujet qui revient régulièrement dans les discussions. En 2018, une étude commandée par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), présidée par Carlos Tavares lui-même, montrait la moindre complexité des véhicules électriques par rapport à leurs équivalents thermiques. Entre une Volkswagen Golf thermique et une Chevrolet Bolt électrique, l’étude montrait que le nombre de pièces détachées était 60% moins important sur la version électrique, conduisant à un besoin moindre sur le plan de la maintenance.

De quoi menacer aussi bien l’activité dans les usines automobiles que les réseaux d’entretien des véhicules à croire certains professionnels de l’automobile. Un impact sur l’emploi qui pourrait éventuellement être amoindri par le rapatriement de la production de batteries en Europe. A elles seules, elles représentent 35 à 50% du coût d’un véhicule, selon les estimations de l’ACEA. C’est pourquoi l’Allemagne et la France tentent de déployer un "Airbus des batteries" pour favoriser la production de ces composants en Europe. Objectif : produire d’ici 2022 des batteries en Europe, alors que le marché des batteries de troisième génération est dominé par les fabricants asiatiques.

Julie Thoin-Bousquié avec Reuters

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