Pourquoi le groupe PSA renoue avec l’hydrogène

Les recherches du constructeur français en cours portent plus volontiers sur des applications à destination des véhicules utilitaires.

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Pourquoi le groupe PSA renoue avec l’hydrogène
Les équipes d'Opel travaillent notamment sur l'hydrogène depuis Rüsselsheim (Allemagne).

Ce sont les stars incontestées de la 89e édition du salon de Genève (Suisse). Les véhicules électriques à batterie se déclinent du plus haut de gamme aux citadines, dans la course menée par les constructeurs automobiles pour répondre à l’évolution rapide des normes de CO2 imposée par l’Union européenne. Quelle place, dans cette avalanche d’annonces, pour l’hydrogène ? Dans le cadre d’une conférence de presse mardi 5 février, le groupe PSA a fait un point sur ses travaux dans le domaine. Et prévoit des usages dans le véhicule utilitaire, au moins dans un premier temps.

Pour le constructeur français, le sujet n’est pas nouveau. En 2006, PSA avait déjà présenté une première pile à combustible, développée en partenariat avec le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), à la même période où il travaillait sur… l’hybride diesel. Le fabricant avait dévoilé trois ans plus tard un démonstrateur fonctionnant grâce à une pile à combustible et un réservoir à hydrogène, la Peugeot 307 CC FiSyPAC. Des travaux emportés par la grave crise rencontrée par le groupe au début de la décennie suivante.

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Les équipes d’Opel mobilisées

Mais depuis 2018, PSA renoue avec l’hydrogène. Le sujet avait notamment été évoqué par Carlos Tavares lors de son assemblée générale en avril dernier. Et ce, grâce à l’arrivée d’Opel dans le giron de l’entreprise française, a rappelé mardi 5 février à Genève le directeur de la qualité et de l’ingénierie de PSA, Gilles Le Borgne. Car ce sont les équipes de la marque allemande du centre de recherche et développement à Rüsselsheim (Allemagne) qui travaillent sur ce programme. Avec deux axes de réflexion majeurs pour tenter de répondre aux défis de cette technologie.

"Nous travaillons sur des usages dans le véhicule utilitaire, dans la logique de la tournée du laitier. Ce sont plutôt des logiques de BtoB, dans le cadre desquelles les véhicules reviendront toujours au même endroit. Cela répond à la problématique du réseau de charge", a détaillé Gilles Le Borgne, précisant que le coût pour une station de recharge est en moyenne d’un million d’euros. En parallèle, PSA réfléchit plutôt à des solutions hybrides, avec des "piles à combustible de moyenne puissance associée à une petite quantité de batteries".

"Cela permet d’assurer le démarrage des véhicules et règle la problématique de l’évacuation et du gel de l’eau dans le système", un défi de taille à en croire le spécialiste, lorsque seule la pile à combustible assure la propulsion du véhicule. En attendant de présenter ses premières applications dans l’hydrogène, le groupe PSA a présenté dans le cadre du salon de Genève sa nouvelle génération de la Peugeot 208, qui embarque pour l’heure… une propulsion électrique à batterie.

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