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Salaire transitoire inférieur au Smic : Laurence Parisot s'oppose fermement à Pierre Gattaz

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Publié le , mis à jour le 16/04/2014 À 10H29

Vu sur le web L'ancienne présidente du Medef a vivement réagi sur Twitter à la proposition de son successeur, Pierre Gattaz, qui veut imposer un salaire transitoire en-dessous du Smic pour les jeunes. Laurence Parisot pointe du doigt "une erreur d'analyse sur les véritables causes du chômage", n'hésitant pas à évoquer "une logique esclavagiste". Des termes repris ensuite par le leader du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon. Revue de tweets.

Salaire transitoire inférieur au Smic : Laurence Parisot s'oppose fermement à Pierre Gattaz © D.R. - Medef

Après les propos de Pierre Gattaz appelant à la création d'un salaire transitoire en-dessous du Smic, les réactions ont fusé sur Twitter ce mardi 15 avril.

Laurence Parisot n'a par exemple pas hésité à tacler sévèrement son successeur à la tête du Medef. Dans un premier message, elle évoque "une erreur d'analyse sur les véritables causes du chômage".

Quelques minutes plus tard, l'ex-patronne des patrons retourne à son clavier et ne mâche pas ses mots : "proposer un salaire en dessous du Smic s'apparente à une logique esclavagiste", affirme-t-elle.


Dans la foulée, le compte du leader du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, reprend le même élément de langage en demandant ironiquement : "à quand l'esclavage temporaire ?"


Côté gouvernement, la seule réaction à noter dans l'immédiat est celle de la ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Najat Vallaud-Belkacem. Elle y affirme l'opposition de la majorité présidentielle à la proposition d'un "Smic jeunes" et indique qu'elle rencontrera Pierre Gattaz pour évoquer cette question.


Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "Pierre Gattaz ressort une idée du passé". Il réclame, au nom du syndicat, "un emploi et un salaire décent pour tous".

L'ancien ministre et président du Nouveau Centre Hervé Morin s'est également opposé à cette proposition d'un Smic jeune, appelant à une politique de relance de l'offre pour résoudre le problème du chômage.

 

Le président de l'Unef, principal syndicat étudiant, a lui aussi réagi lors de la matinale d'Europe 1.

 

 

De nombreux twittos se sont exprimés sur Twitter à la suite des propos de Pierre Gattaz. Dans la matinée de ce mercredi 16 avril, le hashtag #microsmic et le terme "Smic" figuraient ainsi parmi les principales tendances en France.

Le patron des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé a quand à lui  jugé "pas sérieuse" la proposition du président du Medef lors de l'émission "Preuves par trois" sur Public Sénat.

Pour NKM, "toutes les solutions doivent pouvoir être étudiées"

Si l'ensemble de la classe politique s'est donc opposé à cette idée d'un Smic transitoire pour encourager l'embauche des jeunes, Nathalie Kosciusko-Morizet s'est, elle, montrée plus ouverte à cette proposition. "Toutes les solutions, toutes les idées pour pouvoir lutter contre le chômage, en particulier le chômage des jeunes, doivent pouvoir être étudiées. On ne doit pas s'empêcher de les regarder", a affirmé la présidente des élus UMP de la ville de Paris à l'antenne de RTL. "Le vrai scandale, c'est le chômage des jeunes. C'est de croiser des jeunes qui depuis trois, quatre ans, sont en train galérer ont l'impression que la société ne veut pas d'eux".

NKM a toutefois nuancé ses propos, se disant "dubitative" quand le patrons des patrons indique que cela "va permettre de réinsérer des marginaux". "Baisser le niveau de salaire plutôt que de s'attaquer au niveau des charges, ce n'est quand même peut-être pas la première piste", a-t-elle finalement souligné.

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1 commentaire

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16/04/2014 - 10h40 -

Ne tombez pas dans la facilité également en mettant des tweets de tout le monde. Ce débat mérite beaucoup plus qu'un message de 140 caractères. En Suisse, il est l'objet d'un référendum, ils en parlent dans des émissions publiques d'une heure de grande écoute à la radio et ce pendant 30mn ici et là. C'est une mesure qui conjuguée à d'autres peu sans doute régler une partie du chômage des jeunes...
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