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PME-ETI

Saint Jean Industries, le fondeur gonflé par l'allégement

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Saint Jean Industries, le fondeur gonflé par l'allégement
Déjà implanté dans cinq pays, et bientôt en Chine, le groupe veut se renforcer dans l’aéronautique.

Trébucher et se relever plus fort… Voilà la belle aventure récente de Saint Jean Industries, un groupe de fonderie automobile basé à Saint-Jean-d’Ardières (Rhône). Multipliant les projets, cette ETI de 2 000 salariés connaît une croissance à deux chiffres, va se doter d’un site à Shanghai et veut se renforcer dans l’aéronautique. Un vif rebond après une période délicate pour ce fournisseur de PSA, de Daimler et de Renault, qui équipe aussi les luxueuses Aston Martin et Tesla. Comme tout le secteur, le groupe spécialiste des jantes, des liaisons au sol et des culasses a subi de plein fouet la crise de 2009. Il a aussi dû se relever d’un incendie sur son site de Heber Springs, dans l’Arkansas, en 2012. Les constructeurs américains se sont alors détourné de Saint Jean, dont l’activité outre-Atlantique a plongé de 50 à 7 millions de dollars. Cela n’est plus qu’un mauvais souvenir pour ce pilier de la fonderie française, qui réalise 80 % de son activité à l’international avec neuf usines dans cinq pays (États-Unis, France, Croatie, Norvège, Allemagne), sans compter bientôt la Chine. Le chiffre d’affaires devrait atteindre un record en 2016, à 320 millions d’euros, soit + 70 % en trois ans, grâce à de grosses prises de commandes, notamment chez FCA, au redressement de Fonderie du Poitou aluminium, reprise en 2012, et à la forte relance du site américain. Après y avoir réinvesti 25 millions de dollars, l’ETI en attend pour l’exercice en cours 130 millions de dollars d’activité. « Nos produits en alliages sont portés par une tendance favorable, celle de l’allégement pour répondre aux normes d’émission et à la croissance de l’électrique », lance Émile di Serio, 46 ans, le PDG du groupe 100 % familial créé en 1962 et repris par son père Thomas dix ans plus tard. Mais dans un secteur souvent en crise, cette tendance n’explique pas à elle seule le succès de l’ETI et son taux d’Ebitda « à deux chiffres ». Ses armes sont technologiques. « L’innovation, c’est le moyen de gagner en compétitivité et de se distinguer en proposant des solutions techniques originales aux clients », insiste Émile di Serio. L’ETI consacre 6 % de son chiffre d’affaires à la R & D, un ratio élevé dans ce métier où elle est connue pour son procédé Cobapress, hybride entre la fonderie et la forge. Un process breveté en 1983, plusieurs fois licencié et sans cesse amélioré depuis. Les ingénieurs de l’ETI l’ont décliné voilà peu à la fabrication de jantes en l’associant au soudage par friction. « Dans un métier aux fortes traditions, Saint Jean s’inscrit à plein dans l’automatisation et dans la logique de l’industrie 4.0. Une priorité ! Dans cette optique, nous allons créer un centre de R & D près du siège », conclut le PDG. 

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