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Quotidien des Usines

Saint-jean industries â fond dans l'automobile

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Publié le

Devant le succès de son procédé Cobapress, le fondeur d'aluminium approvisionnera plusieurs constructeurs, dont PSA, depuis un deuxième site dans le Rhône.

Depuis quelques mois, la fonderie Saint-Jean Industries, spécialisée dans les pièces en aluminium pour l'automobile, récolte pleinement les fruits de son procédé Cobapress, mis au point dans les années 1990 pour fabriquer des modules de liaison au sol. En mai 2001, PSA Peugeot Citroën lui a, en effet, passé un contrat de fourniture d'une durée de dix ans (42 millions d'euros), puis l'allemand Audi, une commande encore plus élevée (75 millions d'euros) concernant la livraison jusqu'en 2008-2009 de pivots de suspension. La fonderie ne disposant plus d'une capacité de production suffisante pour faire face à cette demande, une deuxième usine, de 5 000 mètres carrés, sera construite à Saint-Jean-d'Ardières (Rhône), près de la première. Spécialisée dans les pivots de roue et les pièces de suspension, elle hébergera deux lignes de production, l'une dédiée à PSA (pièces destinées aux remplaçantes de la 406, de la XM, de la 607 et du C5), et la seconde aux autres clients. Chaque ligne intégrera les cinq étapes décisives du process : fusion, coulée, forgeage, traitement thermique et assemblage. Selon Emile Di Serio, président du directoire, " l'unité devra impérativement être opérationnelle en 2003, lorsque PSA lancera les nouveaux modèles conçus sur sa plate-forme numéro trois ". La fonderie développe son procédé Cobapress en relation avec PSA Peugeot Citroën depuis bientôt dix ans, mais travaille avec le constructeur de plus en plus étroitement. Depuis deux ans, plusieurs de ses ingénieurs sont directement associés à la conception des futurs modèles. Grâce à ce procédé qui allie astucieusement des techniques de fonderie et de forge, la PMI connaît ainsi, depuis 1997, une progression moyenne de ses ventes d'au minimum 20 % par an. Selon Emile Di Serio, elle devrait pouvoir tenir ce rythme dans les prochaines années, sachant que les contrats sont signés pour six à huit ans, ce qui correspond à la durée de vie des véhicules.

Un développement qui passe aussi par l'international

Selon le dirigeant, le remplacement de la fonte par l'aluminium dans les pièces de liaison au sol va se poursuivre : " Ce matériau représente encore une part de marché faible, moins de 10 %, alors que ses avantages séduisent de plus en plus les constructeurs soucieux d'alléger leurs nouveaux véhicules. " De plus, le durcissement des lois sur la protection de l'environnement devrait sensiblement stimuler son utilisation. " L'aluminium permet de limiter les quantités de gaz carbonique rejetées dans l'atmosphère puisque les véhicules sont plus légers. " L'aluminium simplifie de surcroît le problème du traitement des pièces en fin de vie, car, contrairement à l'acier, il est totalement recyclable. Bien implantée en France, Saint-Jean Industries mise aussi sur l'international (plus d'un tiers de ses ventes aujourd'hui) pour se développer. La fonderie est présente aux Etats-Unis, grâce à son licencié américain, le groupe Superior, premier fabricant mondial de jantes. L'usine récemment créée en joint-venture dans l'Arkansas fournit depuis quelques mois des pièces de liaison à plusieurs modèles de General Motors. Le fondeur français, qui étudie aussi des partenariats en Allemagne et en Italie, pourrait rapidement créer avec le japonais Topy une usine chargée d'approvisionner le marché asiatique.

Enfin, pour ne pas devoir assumer seule la production mondiale de pièces en aluminium selon le procédé Cobapress, Saint-Jean Industries a cédé en 1993 une licence d'exploitation au groupe Sifcor (Société industrielle et financière de Courcelles). Cet accord se concrétisera sur le plan industriel, puisque le groupe a créé une filiale baptisée C2FT. Elle s'apprête à investir 8 millions d'euros dans une usine à Andrézieux-Bouthéon (Loire), en charge de produire des arbres de roues et des corps creux en utilisant le procédé Cobapress. De notre correspondant



Chiffres clés

Le montant

30 millions d'euros en 2002 et 150 emplois.

L'entreprise

Chiffre d'affaires 2001 : 48 millions d'euros (+ 10 %).

Effectifs : 400 salariés.

Production : 5 000 tonnes d'aluminium transformés en 2001.

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