Saint-Gobain-Sika : Le bras de fer judiciaire se poursuit

, , , ,

Publié le

Le tribunal cantonal de Zoug a transmis au chimiste suisse Sika une plainte de la holding SWH, son principal actionnaire qui veut vendre le contrôle de Sika à Saint-Gobain. En cause, la limitation des droits de vote de SWH imposée par le conseil d'administration lors de la dernière assemblée générale.

Saint-Gobain-Sika : Le bras de fer judiciaire se poursuit © Manuel Moragues

Le différent qui oppose Sika et son principal actionnaire, la holding familiale SWH, est maintenant devant la justice. "Le Tribunal cantonal de Zoug a transmis à Sika une plainte de Schenker-Winkler Holding en relation avec les droits de vote à l'assemblée générale", a confirmé le chimiste suisse dans un communiqué publié lundi 1er juin.

En butte depuis décembre à l'opposition des dirigeants de Sika à sa cession du contrôle de l'entreprise au français Saint-Gobain, SWH conteste devant la justice des décisions prises lors de la dernière assemblée générale de Sika, le 14 avril. Ce recours, attendu après une action en justice similaire avant l'AG, vise tout particulièrement la limitation des droits de vote de SWH, imposée lors de l'AG par le conseil d'administration pour certains votes.

Contrôle de la pépite

Le conseil de Sika avait en effet sorti l'artillerie anti-Saint-Gobain en réduisant les droits de vote de SWH de 52,4% au plafond de 5% pour l'élection du président du conseil d'administration et la reconduction des administrateurs. De quoi maintenir Paul Hälg, le président du conseil, et les administrateurs rebelles en fonction - contre la volonté de la famille - et poursuivre la lutte contre la prise de contrôle par Saint-Gobain.

Cette question des droits de votes est essentielle pour Saint-Gobain. Les actions de SWH, détenue par les héritiers du fondateur de Sika, ne représentent que 16,1% du capital de Sika mais 52,4% des droits de vote. En rachetant SWH comme le prévoyait l'accord signé en décembre dernier, le français s'octroyait ainsi le contrôle de la pépite suisse pour seulement 2,3 milliards d'euros. A condition de ne pas perdre au passage les droits privilégiés associés à ces actions. La décision, attendue très prochainement, du tribunal cantonal de Zoug, sera cruciale.

Manuel Moragues

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte